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Finance

RDC : Les régies financières ont capté 1.788,7 milliards de CDF en juin 2025

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Les données publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC) révèlent une performance globalement satisfaisante des régies financières au mois de juin 2025, avec un niveau de mobilisation des recettes évalué à 1.788,7 milliards de CDF, soit 98,3 % des prévisions budgétaires mensuelles.

Malgré cette performance, la situation financière de l’État s’est soldée par un déficit de 66,9 milliards de Francs congolais (CDF), un niveau toutefois bien en dessous du déficit programmé de 206,8 milliards de Francs congolais.

A cet effet, le gap budgétaire a été entièrement comblé par le recours aux émissions de titres publics, preuve d’une gestion proactive de la trésorerie.

L’embellie des recettes est portée notamment par les impôts directs et indirects, qui ont enregistré un dépassement de 8,2 % par rapport à la programmation initiale.

La Direction Générale des Impôts (DGI) s’est particulièrement distinguée, avec 907,8 milliards de Francs congolais (CDF) collectés, contre une prévision de 839,1 milliards de Francs congolais (CDF).

Les recettes des douanes et accises, prises en charge par la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), ont atteint 528,5 milliards de Francs congolais (CDF), tandis que les produits parafiscaux ont généré 352,4 milliards de Francs congolais (CDF).

Du côté des dépenses, l’État a déboursé 1.855,6 milliards de CDF en juin 2025, soit un taux d’exécution de 91,6 % par rapport aux prévisions mensuelles de 2.025,9 milliards de CDF. Cette rigueur dans l’exécution budgétaire traduit une volonté de maintenir l’équilibre dans les finances publiques.

Les dépenses courantes ont représenté la majeure partie des engagements avec 1.168,1 milliards de Francs congolais (CDF), comprenant notamment :

– 643,2 milliards de CDF consacrés au paiement des salaires des agents publics;
– 235,0 milliards pour le fonctionnement des institutions et ministères, et 153,8 milliards de CDF alloués aux subventions.

Autre point notable : les dépenses en capital ont connu un léger dépassement, traduisant des efforts accrus en matière d’investissements publics.

Sur une prévision de 80,8 milliards de CDF, 84,5 milliards ont été effectivement engagés, soit 4,5 % de plus que prévu. Cette orientation vers l’investissement est essentielle pour répondre aux besoins de développement en infrastructures et en services sociaux.

Mitterrand MASAMUNA

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