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Finance

RDC : les régies financières mobilisent 2 494,5 milliards de CDF de recettes au 23 juillet 2026

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En rythme mensuel, les régies financières de la République démocratique du Congo (RDC) ont mobilisé 2.494,5 milliards de CDF, soit environ 1,084 milliards USD, de recettes publiques au 23 juillet 2026, selon les données de la Banque Centrale du Congo (BCC).

Cette performance est principalement soutenue par les recettes fiscales issues du deuxième acompte provisionnel de l’impôt sur les bénéfices et profits (IBP), intervenu au cours du mois de juillet 2026.

D’après la note de conjoncture de la BCC, la Direction générale des impôts (DGI) demeure le principal pourvoyeur des recettes de l’État, avec 1.544,4 milliards de CDF mobilisés, contre des prévisions mensuelles fixées à 2.480,4 milliards de CDF.

De son côté, la Direction générale des douanes et accises (DGDA) a enregistré 593,9 milliards de CDF de recettes, pour un objectif de 653,5 milliards de francs congolais (CDF).

Les recettes de parafiscalité collectées par la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) se sont élevées à 356,2 milliards de CDF, contre des prévisions de 572,1 milliards de CDF.

Selon la Banque centrale, la trésorerie de l’État continue de bénéficier d’une dynamique favorable grâce à une mobilisation soutenue des ressources publiques.

Cette évolution est essentiellement liée à l’échéance fiscale du deuxième paiement de l’acompte provisionnel de l’impôt sur les bénéfices et profits, qui a renforcé les encaissements du Trésor.

Malgré cette amélioration des recettes, l’exécution des dépenses publiques demeure relativement faible.

La BCC souligne notamment que le taux d’exécution des rémunérations des agents et fonctionnaires de l’État n’a atteint que 24,3 % du niveau programmé pour le mois.

Au cours de la période sous revue, les dépenses publiques exécutées se sont établies à 1.690,1 milliards de CDF. Les principaux décaissements ont concerné le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État, pour un montant de 278 milliards de CDF, ainsi que les frais financiers, qui se sont élevés à 21,1 milliards de CDF.

Cette situation traduit une exécution budgétaire marquée par une bonne mobilisation des recettes, mais encore caractérisée par une progression modérée des dépenses.

Mitterrand MASAMUNA

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