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Finance

RDC : plus de 400 millions USD rétrocédés aux régies financières à fin août 2026

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Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a décaissé 889,2 milliards de francs congolais (CDF), soit environ 404 millions de dollars américains, au profit des régies financières au titre des rétrocessions à fin août 2026. Ce montant représente 71,6 % des crédits budgétaires prévus pour cette rubrique sur la période.

Ces données ressortent des États de suivi budgétaire provisoires à fin août 2026, publiés par la Direction générale des politiques et programmation budgétaire (DGPPB).

D’après ce document, les rétrocessions aux régies financières étaient budgétisées à hauteur de 1.242,8 milliards de CDF. Sur cette enveloppe, 889,2 milliards de CDF ont été exécutés, laissant un écart de 353,6 milliards de CDF par rapport aux prévisions.

Ces rétrocessions constituent un poste de dépenses lié au fonctionnement des régies financières, notamment celles qui interviennent dans la mobilisation des recettes publiques.

Leur niveau d’exécution permet ainsi d’apprécier la mise en œuvre des crédits prévus à cet effet dans le budget de l’État.

Au-delà des rétrocessions, les États de suivi budgétaire font état d’un niveau global d’exécution des dépenses du budget général de 23.834,6 milliards de CDF à fin août 2026, contre des prévisions linéaires de 30.280,5 milliards de CDF. Le taux d’exécution s’établit ainsi à 78,7 %.

Les paiements effectués sur les ressources propres de l’État atteignent 23 128,9 milliards de CDF, pour des prévisions linéaires de 27.563,6 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 83,9 %.

En revanche, les dépenses financées sur ressources extérieures affichent une exécution plus faible. Les paiements correspondants se sont chiffrés à 705,7 milliards de CDF, contre des prévisions linéaires de 2.716,9 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 26 %.

La comparaison des deux sources de financement met en évidence une différence importante dans le rythme d’exécution des dépenses publiques.

Alors que les paiements sur ressources propres dépassent les quatre cinquièmes des prévisions linéaires, ceux financés sur ressources extérieures restent nettement en deçà du niveau attendu.

Cet écart constitue un indicateur à suivre dans l’exécution budgétaire, notamment au regard de la mobilisation effective des financements extérieurs et de leur traduction en dépenses publiques.

À fin août 2026, les données provisoires de la DGPPB montrent donc une exécution globale des dépenses de 78,7 %, portée principalement par les ressources internes, tandis que les rétrocessions aux régies financières affichent un taux de réalisation de 71,6 %.

Mitterrand MASAMUNA

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