Connect with us

Secteur public

Expo 2025 Osaka Kansai Japan : la SNCC fonde le rêve de trouver « un rare sauveteur »

Published

on

La Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) est bien présente à l’Exposition universelle 2025 Osaka Kansai Japan. Le but de ce déplacement au pays du soleil levant est profondément existentiel.

Lors de cet événement rassemblant les gros investisseurs de divers horizons, la SNCC entend briser son long silence sur la scène internationale. Cette détermination est affichée par M. Félix Mazowa, Directeur de Planification de cette société d’Etat aujourd’hui confrontée à des difficultés opérationnelles énormes.

Ce haut responsable de la SNCC dit être porteur d’un message clair : « la SNCC est restée longtemps isolée. Et le développement s’est ainsi arrêté. Donc, la SNCC est restée longtemps en stand-by. Maintenant, mon message c’est que la SNCC existe et nous avons besoin de redécoller ».

Avec ses 888 kilomètres de chemins de fer, la SNCC fut autrefois un transporteur florissant au coeur de l’éclosion de l’industrie minière en République Démocratique du Congo.

A ce jour, malgré la vétusté de ses équipements, la SNCC ne demeure pas moins un maillon essentiel dans les corridors ferroviaires en Afrique centrale et surtout en Afrique australe.

« Nous voulons renouveler nos équipements pour redécoller et devenir une société de chemin de fer viable », déclare M. Félix Mazowa.

 

Le Japon, un partenaire à reconquérir

Entre la SNCC et le Japon, les liens sont historiques. Mais depuis de longues décennies, les deux partenaires ont plutôt perdu tout contact.

Dans l’histoire de la SNCC, après la première génération des locomotives électriques de la Belgique mises en service en 1955, il y a eu une deuxième génération de locomotives électriques fournies par la société japonaise Hitachi.

« Nous avons eu l’impression que les japonais nous ont abandonnés du point de vue technique. Donc, le message aux japonais, surtout à la société Hitachi qui nous a vendu ces locomotives, c’est que ces locomotives existent encore et que nous manquons des pièces de rechange. Nous attendons qu’ils viennent investir dans la SNCC. Oui, bien sûr, parce qu’une locomotive électrique, ça ne se jette pas comme ça. On peut réhabiliter. Donc, c’est avec les japonais que nous pouvons le faire.», souligne le Directeur de la Planification de la SNCC.

Un business plan bien ficelé au coeur du plaidoyer

La SNCC fait partie des entreprises du portefeuille de de l’Etat évoluant à perte.

«La SNCC n’a pas d’argent. Nous cherchons plutôt des investisseurs. Je suis sûr que les investisseurs, quand ils viendront, ils trouveront leurs comptes parce que la SNCC est dans plusieurs corridors, d’Ouest à l’Est, et tous ces corridors passent par la RDC. », avance M. Félix Mazowa.

Si au plus fort de sa période de rayonnement, la SNCC disposait d’une capacité installée de 3,5 milliards d’unités de trafic par an (la tonne transportée par kilomètre), aujourd’hui sa production a chuté à 300 millions d’unités de trafic par an à cause de la vétusté des équipements. Il s’ensuit une urgence de réhabiliter, voire même de moderniser les équipements pour essayer de remonter à environ un milliard d’unités de trafic.

« Le coût de production, c’est 35 cents par tonne transportée. Mais nous, nous facturons à 10 cents au lieu de 35. Vous voyez le gap. La perte est énorme. », explique ce haut responsable de la SNCC.

Toutefois, M. Félix Mazowa relève l’appui substantiel de l’Etat : « Nous nous en sortons grâce à l’Etat qui subventionne le carburant soit un volume variant entre six et sept cent mètres cubes par mois ».

Hormis la Redevance Logistique Terrestre (RLT), une taxe reversée par les transporteurs (entre 3 et 4 millions de dollars par mois) à la SNCC, cette société publique des transports bénéficie en outre des subventions de l’Etat pour assurer la maintenance des chemins de fer.

Face aux défis organisationnel et opérationnel, la SNCC a élaboré un Plan stratégique quinquennal (2025-2029) chiffré à six (6) milliards de dollars américains. Il s’agit d’un document de plaidoyer endossé par le Gouvernement central en vue de rechercher des investissements afin de remettre à flot la SNCC.

Pour les spécialistes du secteur des Transports, la Première Ministre du Gouvernement de la République Démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, dispose des arguments nécessaires pour défendre, haut et fort, le dossier SNCC face aux investisseurs mobilisés à Osaka au Japon vu le rôle intégrateur de cette société employant près de 4000 agents.

RDC : Plus de 100 ans de chemins de fer

Les chemins de fer existent en République Démocratique du Congo depuis 1902 avec l’introduction des locomotives à vapeur. Celles-ci ont cessé pratiquement en 1968, laissant place aux locomotives diesel et électriques.

E.M

Advertisement
Advertisement DRC Mining 2026
Bendele
Rawsur

Edito

ZoomEco TV