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RDC: une plainte inédite contre l’ex président Joseph Kabila à la Cour de cassation pour une spoliation présumée d’un diamant de 822 carats

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Une plainte a été déposée le lundi 25 août 2020 à la Cour de cassation à charge de l’ex. chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, pour une affaire de spoliation présumée d’un diamant de 822 carats. L’auteur de la déposition, un diamentaire du nom de Théodore Mbiya Kalala. S’il s’en remet à la justice dans l’espoir d’être rétabli dans ses droits, les premières réactions font écho d’un montage grossier bourré de calomnies.

En effet, l’affaire remonte à l’année 2005 quand M. Mbiya a eu l’heureuse opportunité d’extraire de sa carrière d’exploitation minière artisanale un gros diamant extra pur pesant 822 carats. Mais la pierre précieuse serait dérobée par un certain Kabuya Dekabu, creuseur d’un puit voisin.

Le diamant querellé quittera la mine de Mfumu Kabuebue, à Bena Tshiswaka, dans la province du Kasaï Oriental pour être vendu à deux opérateurs diamantaires notamment M. Kabambi wa Beta dit Kabe et M. Ngoyi Kasanji.

Les deux acquéreurs réussissent à sortir le diamant du pays pour le vendre à Anvers en Belgique où le marché n’a pas abouti. Les autorités congolaises ayant obtenu l’arrêt de la transaction jugée irrégulière. Et le diamant regagnera Kinshasa pour être gardé sous scellé dans les coffres forts de la Banque centrale du Congo.

Joseph Kabila entre en jeu

C’est lorsque le diamant est retourné à Kinshasa que l’ancien président de la République, Joseph Kabila, manifeste l’intérêt de négocier ce diamant auprès de son vrai propriétaire M. Théodore Mbiya.

Celui-ci relate en avoir discuté avec Joseph Kabila Kabange lors d’une réception, en sa résidence présidentielle de Mbuji Mayi, le 24 juillet 2006, en compagnie de 13 chefs des différentes confessions religieuses de la province du Kasaï Oriental.

Selon M. Mbiya, le sénateur à vie Joseph Kabila Kabange s’était engagé à lui payer le prix.

Rocambolesque marché des dupes

Les intermédiaires choisis pour faciliter la transaction n’auraient rien fait pour parvenir à une solution à l’amiable.

Le plaignant Mbiya Kalala raconte avoir trouvé un terrain d’attente afin que l’acheteur particulier lui renverse la somme d’un milliard deux cents trente trois millions de dollars américains (1 233 000 000 USD).

Joseph Kabila serait alors prêt, après moultes interventions des intermédiaires, à lui payer une cagnotte d’une valeur de 600 millions de dollars américains pour boucler la boucle. Ce deal sera de nouveau plombé in fine.

Les manœuvres se multiplieront jusqu’à mettre en scène la députée nationale Jaynet Kabila afin de trouver une issue. Là encore, la transaction pourtant bien ficelée échouera une fois de plus.C’est ici que commence le calvaire de M. Mbiya qui affirme ne savoir plus à quel saint se vouer.

Il entre en clandestinité à cause des menaces venant des services spéciaux et l’homme pris de peur se terra. M. Mbiya dit avoir tout tenté mais sans succès. Son seul recours aujourd’hui reste la justice afin de recouvrer ses droits.

L’Etat de droit signe une nouvelle ère

La justice congolaise ouvre une nouvelle page de son histoire avec un procès le plus inattendu possible, si jamais le Parquet près la Cour de cassation venait à confirmer les fais à charge de Joseph Kabila Kabange, celui-là qui régna sur la République démocratique du Congo durant 18 ans.

Un manque à gagner collossal pour le trésor public

Imaginons rien que la perception de la TVA (16%) dans une opération de cette envergure de plus d’un milliard de dollars américains.

Pas moins de 150 millions devraient être reversés au compte du Trésor public quand on ne pense qu’à une seule taxe. Mais au delà de l’instruction judiciaire en cours, l’affaire du diamant de Mbiya pourrait être bien plus qu’une aubaine financière pour le Gouvernement de la Rd Congo d’être rétablie dans ses droits si elle ne l’était déjà pas.

Toutefois, quelques questions restent entières dans cette affaire rocambolesque. M. Mbiya ne devrait-il pas poursuivre l’Etat congolais qui a saisi la pierre après une transaction irrégulière en Belgique ? M. Joseph Kabila avait-il agi à titre personnel ou en tant que chef de l’Etat en exercice de ses fonctions ? Où se trouve le diamant, 15 ans plus tard ? L’Etat peut-il restituer un diamant saisi en contrebande ? Les faits sont-ils réels ou que c’est un montage grossier des officines politiques contre le sénateur à vie Joseph Kabila?

Voilà autant de questions qui devraient être élucidées par la justice pour que la vérité éclate et que les responsabilités soient établies.

Patrick BOMBOKA

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