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Ivanhoe Mines : Kamoa-Kakula a réalisé 3,28 milliards de dollars de revenus en 2025

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Les résultats du complexe Kamoa-Kakula opérant en République démocratique du Congo, font état de 3,28 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025 et de 1,45 milliard de dollars de résultat opérationnel, soit une marge de 44 %, malgré un recul des volumes vendus. Sa maison mère, Ivanhoe Mines, affiche un bénéfice net de 228 millions de dollars sur l’exercice.

Ces résultats ressortent du nouveau rapport de l’entreprise rendu public le mercredi 18 février 2026.

Dans le détail, Kamoa-Kakula a vendu 351.674 tonnes de cuivre (nettes de payabilité), contre près de 397.000 tonnes en 2024. Cette baisse s’explique notamment par l’incident sismique survenu en mai 2025, qui a pesé sur la production annuelle (388.841 tonnes contre 437.061 tonnes un an plus tôt).

Pour autant, le site a bénéficié d’un environnement de prix porteur : le prix moyen réalisé atteint 4,40 dollars par livre, contre 4,09 dollars en 2024. La hausse des cours du cuivre a ainsi compensé la contraction des volumes, permettant une progression de 5 % des revenus.

Le résultat opérationnel publié correspond à ce que les entreprises anglo-saxonnes appellent l’« EBITDA » : un indicateur qui mesure la performance économique d’une activité avant la prise en compte des charges financières, des impôts et des éléments comptables liés aux amortissements. Il permet d’évaluer la rentabilité intrinsèque d’un site minier, indépendamment de sa structure de financement.

Avec 1,45 milliard de dollars, Kamoa-Kakula confirme donc sa capacité à générer des flux solides, même en année perturbée. Côté coûts, le cash cost (C1), qui reflète le coût direct de production par livre de cuivre, s’établit à 2,16 dollars par livre, conforme aux objectifs révisés.

Pour 2026, la direction anticipe une fourchette comprise entre 2,20 et 2,50 dollars, avant une amélioration attendue en 2027 (entre 1,90 et 2,30 dollars), à mesure que la production montera en régime.

L’autre avancée stratégique tient à l’intégration industrielle. La nouvelle fonderie de cuivre, présentée comme la plus grande du continent africain, dépasse déjà 60 % de capacité. Elle doit permettre d’écouler environ 30.000 tonnes supplémentaires en 2026 grâce au déstockage des concentrés accumulés, et surtout de transformer localement le cuivre en anodes à haute pureté. Cette étape réduit la dépendance logistique et capte davantage de valeur sur place.

Au niveau consolidé, Ivanhoe Mines affiche un résultat opérationnel ajusté de 578 millions de dollars en 2025. La trésorerie atteint 885 millions de dollars en fin d’année, offrant une marge de manœuvre pour financer les expansions en cours.

La mine de zinc Kipushi Mine a généré 441 millions de dollars de revenus et 91 millions de dollars de résultat opérationnel, avec un coût de production inférieur à 1 dollar par livre.

En Afrique du Sud, Platreef Mine prépare sa Phase 2, censée multiplier la production par plus de quatre à partir de fin 2027.

En filigrane, révèle le rapport, dans un contexte de tension structurelle sur les métaux critiques, Ivanhoe affine sa posture. Ainsi donc, Kamoa-Kakula ne se contente plus d’être l’un des plus grands gisements de cuivre au monde ; il devient un levier industriel intégré, capable d’amortir les chocs opérationnels tout en maximisant la valeur captée.

Flory MUSISWA

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