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RDC : la Stratégie nationale de l’intelligence artificielle franchit une étape décisive après sa validation technique

Réunis à Kinshasa dans le cadre d’un atelier technique organisé par le ministère de l’Économie numérique, les principaux acteurs publics, privés, académiques et les partenaires au développement ont validé le projet de stratégie, sous réserve de l’intégration des amendements formulés.
Organisé du 23 au 27 juillet 2026 sous l’égide du ministère de l’Économie numérique, l’atelier avait pour objectif de soumettre le document stratégique aux parties prenantes avant son adoption officielle.
Les travaux ont été conduits autour de quatre axes majeurs : la gouvernance et la régulation de l’intelligence artificielle, les données et les infrastructures numériques, le développement du capital humain et de la recherche, ainsi que les usages sectoriels, le financement et la coopération internationale.
Une stratégie au service de la transformation économique
Au-delà de son volet technologique, la future stratégie ambitionne de faire de l’intelligence artificielle un moteur de diversification de l’économie congolaise.
Le document s’aligne sur les priorités du Plan National Stratégique de Développement (PNSD 2024-2028), qui fait de la transformation numérique un levier de croissance, de création d’emplois et de modernisation de l’action publique.
Les autorités congolaises misent sur une approche combinant innovation, souveraineté numérique, développement des compétences et industrialisation afin de positionner le pays sur la chaîne de valeur mondiale de l’IA.
La stratégie part d’un constat : les pays qui investissent aujourd’hui dans l’ensemble de l’écosystème de l’intelligence artificielle seront les principaux bénéficiaires de la valeur économique générée par cette technologie au cours de la prochaine décennie.
Pour la RDC, riche en ressources minérales stratégiques indispensables aux technologies numériques et dotée d’un important potentiel démographique, l’objectif est de transformer ces avantages comparatifs en avantages compétitifs.
À l’horizon 2030, le pays entend s’insérer dans la chaîne de valeur mondiale de l’intelligence artificielle en développant un environnement propice à l’innovation, à la recherche, à l’entrepreneuriat technologique et à l’investissement.
Quatre piliers pour bâtir un écosystème national de l’IA
La SNIA-RDC repose sur quatre piliers stratégiques : Gouvernance, éthique, confiance et régulation ; Données, infrastructures numériques et énergétiques ; Capital humain, recherche, développement et innovation ; Industrialisation et création de valeur.
Pour le ministère de l’Economie numérique, l’ambition est de doter la RDC d’un cadre réglementaire moderne, d’infrastructures souveraines, de compétences nationales renforcées et d’un tissu économique capable de développer des solutions d’intelligence artificielle répondant aux besoins des secteurs productifs.
Au terme des échanges, les participants ont validé techniquement le document tout en recommandant l’intégration de plusieurs observations portant notamment sur la gouvernance, la feuille de route opérationnelle, le suivi-évaluation et les mécanismes de conduite du changement. Ces ajustements devront permettre de renforcer la cohérence et l’efficacité de la mise en œuvre de la stratégie.
Signalons que les travaux ont réuni des représentants de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères sectoriels, de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), de l’Agence de Développement du Numérique (ADN), du secteur privé, des universités, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.
L’atelier a bénéficié de l’appui technique et financier de la Banque mondiale.
Olivier KAFORO
























