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RDC : le Gouvernement confie à Xcalibur Smart Mapping la cartographie géophysique de 35 % du territoire national

La République démocratique du Congo (RDC) a lancé, le 5 octobre 2026, une campagne de cartographie géophysique aéroportée et géologique destinée à améliorer la connaissance de son sous-sol et à identifier de nouvelles zones présentant un potentiel minier.
Prévu sur trois ans, ce programme est exécuté en partenariat avec Xcalibur Smart Mapping, une entreprise spécialisée dans l’acquisition et l’interprétation des données géoscientifiques.
Selon les insights du ministère des Mines, cette campagne couvrira environ 35 % du territoire national, notamment les provinces du Kongo Central, du Kwango, du Kasaï et la région du Grand Katanga.
Le programme prévoit l’acquisition de plus de 3 millions de kilomètres linéaires de données géophysiques, ainsi que des travaux de cartographie géologique et de géochimie sur près de 700 000 kilomètres carrés.
Pour réaliser ces opérations, huit aéronefs sont déjà mobilisés, avec une capacité pouvant atteindre douze appareils au plus fort des activités.
Les équipes utiliseront plusieurs méthodes scientifiques, notamment la magnétométrie, la radiométrie, la gravimétrie et les techniques électromagnétiques.
Ces procédés permettent d’étudier les propriétés physiques des formations souterraines et de repérer des structures géologiques susceptibles de contenir des ressources minérales.
Les informations recueillies seront ensuite analysées à l’aide d’outils numériques, notamment la plateforme XENAI, qui intègre des technologies d’intelligence artificielle.
Au-delà de la collecte des données, cette campagne présente plusieurs perspectives économiques pour le secteur minier congolais.
La disponibilité d’informations géologiques fiables permet notamment aux investisseurs de mieux apprécier le potentiel des zones à explorer, de cibler leurs recherches et de réduire les incertitudes liées aux dépenses de prospection.
Dans ses travaux consacrés au développement du secteur minier, la Banque mondiale souligne l’importance de l’accès aux données géoscientifiques pour orienter les investissements dans l’exploration.
Pour l’État congolais, une meilleure connaissance du sous-sol pourrait également faciliter l’identification de nouveaux espaces d’exploration, améliorer la planification des activités minières et éclairer les décisions relatives à la valorisation des ressources nationales.
Toutefois, les données géophysiques permettent d’identifier des zones d’intérêt sans garantir la présence de gisements commercialement exploitables. Des recherches complémentaires, notamment des forages, restent nécessaires.
Le communiqué précise également que des experts congolais seront associés aux opérations afin de bénéficier d’un transfert de connaissances et de formations pratiques.
Cette composante devrait contribuer au renforcement de l’expertise géoscientifique nationale et à une meilleure maîtrise des données sur le patrimoine minéral congolais.
Flory MUSISWA







