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RDC : l’IGF et l’Inspection des finances de Belgique renforcent leur partage d’expériences

L’Inspection générale des finances (IGF) de la République démocratique du Congo poursuit sa réflexion sur la modernisation de ses mécanismes de contrôle.
Dans cette perspective, une séance de travail a réuni, le vendredi 3 octobre 2026 à Bruxelles, les responsables de l’IGF-RDC et du Corps interfédéral de l’Inspection des finances de Belgique.
La rencontre a mobilisé notamment Christophe Bitasimwa Bahii, Inspecteur général des finances-Chef de Service de l’IGF-RDC, et Erwin Moeyaert, Chef de corps de l’Inspection des finances belge.
Les échanges ont porté sur les enjeux liés à l’efficacité du contrôle des finances publiques, au partage d’expériences ainsi qu’à l’intégration des nouvelles technologies dans les mécanismes de contrôle de l’action publique.
Au cœur des discussions figurait notamment l’approche du contrôle systémique développée par l’IGF-RDC. Celle-ci vise à renforcer l’exploitation des données, l’identification des risques et la capacité d’anticipation des irrégularités dans la gestion des ressources publiques.

Les deux parties ont également examiné différentes bonnes pratiques et approches susceptibles de contribuer au renforcement des capacités institutionnelles et à l’évolution des méthodes de contrôle.
L’expérience belge a notamment été mise à contribution dans la réflexion sur les conditions nécessaires à la mise en place d’un dispositif de contrôle davantage intégré et numérisé.
Erwin Moeyaert a encouragé une démarche inclusive impliquant d’autres institutions spécialisées dans la digitalisation, l’audit et le contrôle des finances publiques. Cette approche devrait permettre à l’IGF-RDC de confronter son projet aux différentes expertises disponibles et d’identifier les solutions technologiques les plus adaptées à ses besoins.
Les technologies de l’information et de la communication ont également occupé une place dans les échanges. L’ICT du Service public fédéral (SPF) Finances de Belgique a notamment été évoqué comme une piste d’inspiration dans la réflexion engagée par l’IGF-RDC.
Pour l’institution congolaise, l’enjeu est de pouvoir réunir les outils technologiques, les données et les compétences nécessaires à un contrôle public plus efficace, tout en tenant compte des réalités spécifiques de la RDC.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté de l’IGF de faire évoluer le contrôle des finances publiques vers un modèle davantage fondé sur l’exploitation des données et la prévention des risques.
Les échanges de Bruxelles offrent ainsi à l’IGF-RDC l’occasion de confronter son expérience à celle d’une institution étrangère et d’explorer de nouvelles pistes en matière de transformation numérique du contrôle public.
À travers cette dynamique, l’institution congolaise entend renforcer progressivement les capacités d’anticipation des risques et améliorer la sécurisation des finances publiques.
L’ambition affichée est de faire du contrôle systémique et digitalisé un levier de prévention des irrégularités, d’amélioration de la gouvernance publique et de protection des ressources de l’État.
Mitterrand MASAMUNA







