Autres actualités
RDC : rentrée scolaire 2026-2027, près de 31 millions d’élèves attendus sur le chemin de l’école

La rentrée scolaire 2026-2027 a officiellement été lancée le mardi 1er septembre 2026 sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo (RDC).
Avec près de 31 millions d’élèves attendus dans les établissements scolaires, ce rendez-vous annuel constitue l’un des plus importants défis sociaux, mais également économiques, pour le pays.
Le coup d’envoi a été donné par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NC), Raïssa Malu Dinanga, à l’École primaire 1 N’sele ainsi qu’à l’Institut technique et agricole vétérinaire (ITAV/N’Sele), dans la périphérie de Kinshasa.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, des autorités du secteur éducatif ainsi que des membres de la communauté éducative.
Au-delà de l’ouverture des salles de classe, la Ministre d’État a insisté sur les indicateurs qui doivent déterminer la réussite effective de cette rentrée.
« Une rentrée réussie ne se mesure pas seulement au nombre d’écoles qui ouvrent leurs portes le premier jour. Elle se mesure à la présence effective des enseignants et des élèves, au respect du calendrier scolaire, à la qualité des enseignements, à la bonne gestion des établissements et aux progrès réalisés par les enfants tout au long de l’année. », a déclaré Raïssa Malu.

Un investissement stratégique
Avec environ 31 millions d’apprenants, le système éducatif congolais représente l’un des plus vastes dispositifs de formation du capital humain en Afrique.
Certains experts admettent que la qualité du fonctionnement l’éducation en RDC constitue ainsi un enjeu déterminant pour l’économie nationale, dans un pays engagé dans la diversification de son économie et confronté à d’importants besoins en compétences.
Dans sa communication, la Ministre d’État a reconnu le contexte particulièrement exigeant dans lequel intervient cette rentrée scolaire.
L’insécurité persistante dans certaines parties du pays ainsi que les risques sanitaires liés à la maladie à virus Ebola constituent autant de défis susceptibles d’affecter la continuité de l’enseignement.
« Certaines parties de notre pays restent confrontées à l’insécurité et aux conflits ; d’autres font face au risque sanitaire lié à la maladie à virus Ebola. Mais notre devoir reste le même : faire fonctionner l’école partout où cela est possible et préserver le droit à l’éducation partout où les circonstances rendent la situation plus difficile. », a-t-elle souligné.
La question de la gratuité de l’enseignement primaire public demeure également au centre des priorités du gouvernement. Pour Raïssa Malu, cette politique constitue un engagement majeur de l’État en faveur de l’accès universel à l’éducation et du renforcement du capital humain.
« La gratuité de l’enseignement primaire public, voulue par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, demeure un engagement fondamental de l’État », a rappelé la ministre d’État. Elle a appelé les responsables scolaires et les gestionnaires des établissements à respecter strictement les dispositions en vigueur.
« Aucun enfant ne doit être privé d’école en raison de pratiques irrégulières », a-t-elle insisté.
Pour sa part, le Gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a souligné la nécessité de faire de l’école un véritable moteur de transformation du pays.
Une tournée pour évaluer l’effectivité de la reprise
Afin de s’assurer de l’effectivité de la rentrée scolaire, la ministre d’État a également effectué une ronde dans plusieurs établissements de Kinshasa, notamment au Collège Cardinal Malula et à l’Institut Saint-Raphaël.

Cette descente sur le terrain intervient alors que les autorités éducatives veulent faire de la rentrée 2026-2027 un point de départ pour renforcer la qualité des apprentissages, améliorer la gouvernance des établissements et garantir une meilleure continuité du service éducatif.
Pour la RDC, l’enjeu dépasse ainsi la simple reprise des cours. Avec des dizaines de millions d’élèves à encadrer et à former, la performance du système éducatif constitue un investissement stratégique pour l’avenir économique du pays, dans la perspective de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner la transformation structurelle de l’économie nationale.
Olivier KAFORO







