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Finance

RDC : les réserves internationales reculent à 7,65 milliards USD au 1er octobre 2026

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Les réserves internationales de la République démocratique du Congo (RDC) se sont établies à 7.654,8 millions de dollars américains au 1er octobre 2026, enregistrant une baisse de 2,1 % par rapport au 24 septembre et de 2,9 % par rapport à fin décembre 2025.

Malgré la tendance oscillant des réserves internationales au cours des dernières semaines, sur un an, elles affichent toutefois une progression de 3,5 %.

Selon les données publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC), ce niveau de réserves permet de couvrir 2,92 mois d’importations de biens et services. Cet indicateur constitue un repère important pour apprécier la capacité du pays à faire face à ses engagements extérieurs, notamment dans un contexte marqué par la volatilité des cours des matières premières.

Malgré le recul observé depuis le début de l’année, les réserves internationales ont progressé d’environ 2 milliards USD depuis avril 2024. Cette évolution a notamment été soutenue par les recettes issues des exportations minières, qui représentent une source importante d’entrées de devises pour l’économie congolaise.

Au cours de l’année 2026, les réserves internationales ont évolué dans une fourchette comprise entre 7,1 et 8,2 milliards USD. Ces variations reflètent notamment le calendrier des encaissements de recettes extérieures et des paiements effectués par le pays.

La baisse enregistrée entre fin 2025 et le 1er octobre 2026 traduit ainsi une évolution des avoirs extérieurs au fil des opérations financières et commerciales. Elle doit être appréciée au regard de leur trajectoire sur plusieurs périodes, plutôt qu’à partir des seules variations hebdomadaires.

Le maintien des réserves internationales à un niveau proche de trois mois d’importations demeure un objectif important pour la RDC. Cette couverture contribue à renforcer la capacité du pays à honorer ses paiements extérieurs et à amortir les effets des chocs économiques.

L’enjeu est d’autant plus important que l’économie congolaise reste exposée aux fluctuations des prix des produits de base, en particulier ceux des minerais exportés. Une variation défavorable des cours peut affecter les recettes en devises et, par conséquent, la capacité à maintenir les réserves à un niveau confortable.

À 7,65 milliards USD au 1er octobre 2026, les réserves internationales congolaises restent ainsi supérieures à leur niveau d’il y a un an, malgré le repli constaté depuis le début de l’exercice.

Mitterrand MASAMUNA

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