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RDC : un déficit de trésorerie de 1.457 milliards de CDF prévu en octobre 2026

Le plan de trésorerie du Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) prévoit un déficit de 1.457,0 milliards de CD, montant estimé à environ 662 millions USD pour le mois d’octobre 2026.
Pour couvrir cet écart entre les recettes et les dépenses publiques, le Gouvernement pourrait notamment recourir aux émissions de titres publics et aux dépôts du Trésor auprès de la Banque Centrale du Congo (BCC).
Selon les données de la BCC, les recettes publiques attendues pour octobre 2026 sont évaluées à 2.141,0 milliards de CDF, contre des dépenses projetées à 3.598,0 milliards de CDF. Cet écart traduit un besoin de financement que le Trésor devra couvrir à travers les ressources disponibles et les mécanismes prévus à cet effet.
Une première source de financement réside dans les émissions de titres publics inscrites au calendrier du quatrième trimestre 2026. Celles-ci portent sur 150,0 milliards de CDF et 350,0 millions de dollars américains, soit un montant total estimé à environ 940 milliards de CDF, selon les données communiquées.
Cette enveloppe pourrait contribuer à couvrir une partie du déficit mensuel. Le recours aux dépôts du Trésor auprès de la BCC constitue une autre possibilité envisagée dans l’analyse de la situation de trésorerie.
Au 2 octobre 2026, les dépôts du Trésor auprès de la Banque centrale s’élevaient à 2.997,3 milliards de CDF, contre 1.310,6 milliards de CDF à fin décembre 2025. Cette progression représente une augmentation de 1.686,7 milliards de CDF, soit environ 128,7 % en moins de dix mois.
Ces ressources constituent une réserve de liquidités susceptible d’être mobilisée pour répondre aux besoins de financement de l’État. Leur utilisation éventuelle en octobre permettrait de compléter les fonds mobilisés sur le marché des titres publics.
Toutefois, le recours à ces dépôts aurait également des implications sur la liquidité de l’économie.
En effet, leur accumulation depuis le début de l’année a contribué à réduire de 51,9 % les créances nettes de la Banque Centrale sur l’État, participant ainsi à la contraction de la base monétaire.
D’après l’analyse de la BCC, l’accumulation des dépôts du Trésor traduit l’absence de financement monétaire du déficit public et une coordination étroite entre les politiques budgétaire et monétaire.
Néanmoins, si le Gouvernement décide de mobiliser ces dépôts pour couvrir le déficit prévu en octobre, cette opération pourrait entraîner une injection de liquidités dans le circuit économique. Les fonds utilisés par le Trésor seraient alors susceptibles de revenir dans l’économie au rythme de l’exécution des dépenses publiques.
L’ampleur de cette injection devra être prise en compte par la Banque centrale dans la programmation de ses interventions monétaires, afin d’en maîtriser les effets sur la liquidité.
Mitterrand MASAMUNA







