Banques
RDC : les recettes de l’Etat dépassent les prévisions à 12.412,1 milliards de CDF au 28 mai 2026

Les finances publiques de la République démocratique du Congo (RDC) affichent une évolution positive depuis le début de l’année 2026.
Selon les données de la Banque Centrale du Congo (BCC), les recettes de l’État ont atteint 12.412,1 milliards de francs congolais (CDF) au 28 mai 2026, montant équivalent à plus 5 milliards USD, soit un niveau supérieur de 1,8 % aux prévisions budgétaires.
Cette performance est principalement attribuée à la bonne mobilisation des recettes fiscales, notamment les impôts directs et indirects.
La BCC souligne également l’impact du premier versement de l’acompte provisionnel de l’Impôt sur les bénéfices et profits (IBP), ainsi que le dynamisme observé dans les activités de commerce extérieur.
Les résultats enregistrés au cours du mois d’avril 2026 ont particulièrement contribué à cette tendance favorable. Au cours de cette période, le Trésor public a dégagé un excédent de trésorerie de 1.588,2 milliards de CDF, contre une prévision initiale de 870,6 milliards inscrite dans le Plan de trésorerie de l’État.
Selon les données de la Banque centrale, les recettes encaissées en avril se sont élevées à 4.891,1 milliards de CDF, représentant un taux de réalisation de 109,6 % par rapport aux objectifs fixés. Cette situation s’explique notamment par les importantes rentrées fiscales enregistrées lors de l’échéance fiscale du mois d’avril.
Parallèlement, les dépenses publiques ont évolué en deçà des prévisions. Sur une enveloppe programmée de 3.592,1 milliards de CDF, l’État a exécuté des dépenses à hauteur de 3.303,0 milliards de CDF.
Une part significative de ces décaissements a été consacrée à la régularisation des salaires des agents et fonctionnaires de l’État, pour un montant de 2.000,0 milliards de CDF.
Les recettes générées durant cette période ont permis au Gouvernement de résorber les retards accumulés dans le paiement des rémunérations des mois antérieurs. Cette opération est intervenue dans un contexte marqué par une marge de trésorerie particulièrement limitée.
Ces résultats traduisent une amélioration de la mobilisation des ressources publiques et offrent une certaine marge de manœuvre au Gouvernement dans la gestion de ses engagements financiers.
Toutefois, le maintien de cette dynamique dépendra de la capacité des régies financières à poursuivre leurs efforts de collecte et de l’évolution de l’activité économique au cours des prochains mois.
Mitterrand MASAMUNA
























