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Lithium de Manono : la RDC s’approche de la phase de production d’un projet minier stratégique ( Célestin Kibeya)

Le projet de lithium de Manono franchit une étape décisive. Selon Célestin Kibeya Kabemba, Directeur général de la Congolaise d’Exploitation Minière (Cominière SA), le développement de la mine touche à sa fin, ouvrant la voie à l’entrée en production de l’un des plus importants projets de lithium au monde.
Cette annonce a été faite en marge de la 11e édition du Salon Expo Béton, organisée du 27 au 30 mai 2026 à Kalemie, dans la province du Tanganyika.
Pour le dirigeant de la Cominière, les avancées enregistrées résultent de la vision portée par le Président de la République et de l’accompagnement du Gouvernement, qui ont permis la mise en œuvre d’infrastructures structurantes indispensables à la concrétisation du projet.

« Un projet minier est avant tout un projet industrialisant. Il génère de nombreuses activités économiques et mobilise plusieurs corps de métiers. Sa réussite dépend notamment de la disponibilité des infrastructures de transport et d’énergie », a-t-il souligné.
Dans cette perspective, plusieurs investissements majeurs ont été réalisés ou sont en cours, notamment la construction du port de Kalemie, la réhabilitation d’axes routiers stratégiques ainsi que la remise en état de la centrale hydroélectrique de Bendera. Cette dernière constitue un maillon essentiel pour garantir l’approvisionnement énergétique nécessaire au développement des activités minières et industrielles.
« Il est impossible de parler de développement sans énergie. Avec l’appui de nos partenaires, nous avons travaillé à sécuriser une capacité énergétique suffisante pour soutenir les investissements et stimuler la croissance économique. Ces infrastructures créent aujourd’hui les conditions d’un développement durable pour la province du Tanganyika. », a expliqué Célestin Kibeya Kabemba.
Parallèlement, un important projet portuaire est en cours de réalisation afin de renforcer les capacités logistiques de la région. Des dépôts d’hydrocarbures ainsi que diverses infrastructures de soutien sont également prévus le long du corridor économique desservant le projet.
Au-delà de l’exploitation minière, le projet de Manono apparaît comme un véritable levier de transformation économique. À lui seul, il devrait générer près de 8.000 emplois, dont 2.000 emplois directs et 6.000 emplois indirects, contribuant ainsi à la relance de l’activité économique locale et à l’amélioration des revenus des ménages.
L’impact social constitue également un volet important du projet. Conformément au Code minier congolais, 0,3 % du chiffre d’affaires des sociétés minières est destiné au financement des projets communautaires. Ces ressources serviront notamment à soutenir des initiatives dans les domaines des infrastructures de base, de l’éducation, de la santé et du développement local.

Considéré comme l’un des plus grands gisements de lithium en roche dure non exploités au monde, Manono dispose de ressources estimées à près de 400 millions de tonnes. Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la forte demande en minerais stratégiques destinés à la fabrication des batteries électriques, ce projet place la République démocratique du Congo parmi les acteurs clés de la future chaîne de valeur mondiale du lithium.
La première production commerciale de ce projet stratégique est attendue au cours du deuxième trimestre 2026, une échéance qui pourrait marquer un tournant majeur pour l’économie du Tanganyika et renforcer davantage le positionnement de la RDC sur le marché mondial des minerais critiques.
Nadine FULA
























