Finance
TVA : le Gouvernement enregistre une progression d’environ 19 % des recettes mensuelles

Les recettes mensuelles issues de la taxe sur la valeur ajoutée, (TVA), ont atteint 340 milliards de francs congolais au cours des trois derniers mois, contre une moyenne située auparavant entre 280 et 290 milliards de CDF.
Cette progression a été annoncée, le jeudi 6 août 2026 à Kinshasa, par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, lors de la clôture des cliniques fiscales organisées pendant trois jours à l’intention des contribuables.
En retenant 285 milliards de CDF, soit le niveau médian de l’ancienne fourchette, l’augmentation représente environ 19,3 %. L’État mobilise ainsi près de 55 milliards de CDF supplémentaires par mois par rapport à la moyenne précédente.
La hausse varie toutefois selon la base de comparaison retenue. Elle atteint 21,4 % par rapport à 280 milliards de CDF et 17,2 % lorsqu’elle est calculée sur 290 milliards.
Le Gouvernement relie notamment cette amélioration à la mise en œuvre de la facture normalisée.
Ce dispositif permet à la Direction générale des impôts, (DGI), de mieux suivre les ventes réalisées par les entreprises, les montants facturés aux clients et la TVA effectivement reversée au Trésor public.
La facture normalisée vise ainsi à réduire les ventes non déclarées et les écarts entre la taxe payée par le consommateur et celle déclarée par l’entreprise. Elle doit également renforcer la traçabilité des opérations commerciales.
Après la période consacrée à la sensibilisation et à l’accompagnement des assujettis, le ministre des Finances a annoncé la fin de tout moratoire.
Les contribuables qui refusent de se conformer au dispositif s’exposent désormais à des sanctions immédiates.
La DGI prépare également des contrôles ciblés auprès des entreprises soupçonnées de fraude.
L’administration fiscale annonce, au même moment, des mesures contre ses propres agents qui faciliteraient des pratiques irrégulières.
Si le gain mensuel actuel se maintient, les recettes supplémentaires pourraient représenter entre 600 et 720 milliards de CDF sur une année.
Ces ressources sont appelées à renforcer le financement des routes, des écoles, des hôpitaux et d’autres dépenses publiques.
La prochaine étape consistera à vérifier si cette progression peut être maintenue sur plusieurs mois et se traduire par une amélioration durable des recettes intérieures.
Flory MUSISWA























