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RDC : en rythme annuel, les recettes de l’État ont atteint 21.142,8 milliards de CDF à fin août 2026

Les recettes publiques cumulées ont atteint 21.142,8 milliards de francs congolais (CDF) à fin août 2026, dépassant de 3,2 % les prévisions et progressant de 13,6 % par rapport à l’année précédente.
Malgré cette performance, les dépenses courantes affichent une hausse plus rapide que les recettes, notamment sous l’effet de la masse salariale et du fonctionnement des institutions politiques.
Le déficit de trésorerie de l’État congolais s’est établi à 2.351,7 milliards de francs congolais (CDF) à fin août 2026, contre 5.794,7 milliards de CDF initialement programmés et 3.265,0 milliards de CDF enregistrés à la même période en 2025. Cette évolution ressort des données de la Banque Centrale du Congo (BCC) relatives à l’exécution des opérations financières de l’État.
Cette réduction du déficit est le fruit de la mobilisation soutenue des recettes publiques et d’exécution des dépenses inférieure aux prévisions.
À fin août, les recettes cumulées se sont chiffrées à 21.142,8 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 103,2 % des prévisions. Elles affichent une augmentation de 13,6 % par rapport à la même période de l’année précédente.
La performance des recettes a notamment été soutenue par les douanes et accises, dont les recettes ont progressé de 22,4 %, ainsi que par les recettes non fiscales, en hausse de 16,2 %. Ces deux catégories ont contribué à la dynamique des ressources mobilisées par le Trésor public au cours des huit premiers mois de l’année.
Du côté des dépenses, les décaissements cumulés ont atteint 23.494,5 milliards de CDF à fin août 2026, correspondant à un taux d’exécution de 89,4 % des prévisions.
Si cette exécution contribue à contenir le déficit de trésorerie, la structure des dépenses appelle néanmoins une attention particulière. Les dépenses courantes ont progressé de 20,6 % sur un an, soit un rythme supérieur à celui des recettes publiques, qui ont augmenté de 13,6 %.
Cette accélération est notamment liée à la hausse des rémunérations, en progression de 19,6 %, et des frais de fonctionnement des institutions politiques, qui ont enregistré une augmentation de 53,6 %.
L’écart entre la progression des recettes et celle des dépenses courantes constitue un enjeu pour la gestion des finances publiques. Si cette tendance se prolonge, elle pourrait exercer une pression accrue sur les ressources du Trésor et réduire les marges disponibles pour financer d’autres priorités budgétaires.
Parallèlement, les dépenses en capital affichent un taux d’exécution de 77,6 % à fin août 2026. Ce niveau reste inférieur à celui des recettes, réalisées au-delà des prévisions, et traduit une exécution encore partielle des crédits prévus pour les investissements publics.
La capacité de l’État à maintenir la mobilisation des recettes tout en maîtrisant les dépenses courantes et en améliorant l’exécution des investissements demeure ainsi un enjeu central pour la conduite de la politique budgétaire.
Au regard des données de la BCC, l’amélioration du solde de trésorerie à fin août constitue un signal favorable par rapport aux objectifs initiaux et à la situation observée un an auparavant.
Toutefois, la progression plus rapide des dépenses courantes par rapport aux recettes souligne la nécessité de préserver l’équilibre entre les charges de fonctionnement de l’État et le financement des investissements publics.
Mitterrand MASAMUNA







