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La RDC perd chaque année 500 mille hectares de ses forêts

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A cause de l’agriculture itinérante sur brulis, la RD Congo pays perd chaque année environ 500 000 ha de forets. Selon le représentant l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), cela représente deux fois la superficie de la ville de Kinshasa et que la déforestation entraine des pertes importantes en matière de biodiversité.

Le FAO encourage la RDC à investir dans la gestion des forêts pour le bien-être des générations actuelles et futures, à l’occasion de la Journée internationale des forêts célébrée le 21 Mars sous le thème cette année : « La forêt et l’énergie ».

La journée internationale des forets a été l’occasion de célébrer la forêt dans sa diversité et de faire prendre conscience de l’importance des différents types de forets, puisqu’étant les écosystèmes les plus importants en termes de la diversité biologique. On y retrouve 80% de biodiversité.

Les arbres représentent 40% de la demande mondiale d’énergie renouvelable, affirmant dans la production durable de bois-énergique peut générer des revenus pour financer une meilleure gestion des forets tout en les préservant pour les générations futures.

Les femmes sont des acteurs clés dans cette lutte pour la préservation des forets. Elles ont en général des connaissances approfondies sur les aliments forestiers et consacrent beaucoup de temps à leur récolte et au ramassage du bois de feu. Autonomiser les femmes dans le secteur forestier peut donc leur offrir des possibilités de développement importantes et procurer des avantages indirects notables à leurs familles et communautés.

Avec 155 millions d’hectares de couvert forestier, la RDC concentre plus de la moitié des forets du Bassin du Congo (premier massif forestier africain et second de la ceinture forestière tropicale mondiale).

Pour une gestion durable des ressources
La modernisation de la filière bois-énergie peut contribuer à revitaliser l’économie nationale du pays. Les forêts congolaises, selon Alexis Bonte, sont non seulement une des locomotives du développement socio-économique et de réduction de la pauvreté des populations congolaises, mais contribuent aussi de manière substantielle à l’équilibre environnemental mondial, national et local.

Localement, l’augmentation des superficies gérées de manière durable par les ménages et de bois communautaires peut favoriser l’accès au bois-énergie, fiable et renouvelable à des millions de personnes supplémentaires. La gestion durable de ses ressources permettra à préserver la biodiversité et favoriser l’accès à une alimentation diversifié et de qualité.

A l’échelle nationale, la production du bois de construction génèrera des revenus importants au pays, a dit M. Bonte, soulignant que ce processus devra être bien mené et encadré afin qu’il constitue une garantie pour préserver l’environnement. A travers par exemple la plantation de bambou, le pays pourra lutter contre l’érosion. De plus, le bambou est un vrai trésor car il a la capacité de régénérer les sols et d’absorber une grande quantité de CO2.

Au niveau mondial, les forêts représentent une source importante de revenus dans le marché d’exploitation du bois précieux. Ce type de bois est très prisé en Europe. Il est entre autres utilisé dans la confection des touches de pianos et dans la fabrication de meubles de grande valeur. Parallèlement, les forêts du Congo jouent un rôle essentiel dans le cycle de l’eau, de la conservation des sols et de piégeage du carbone. Investir dans les forets est une assurance pour toute la planète, a-t-il souligné.

Atout pour les générations futures
A travers les activités de réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forets (REDD+), les pays ont pu enclencher le processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le gouvernement congolais, grâce au suivi de la couverture forestière, pourra mieux évaluer le potentiel économique des forets. C’est ainsi que la RDC fait partie des six pays partenaires de l’initiative des forets d’Afrique centrale (CAFI). Cette initiative qui a permis au pays de démarrer l’inventaire forestier national (IFN), l’inventaire des gaz à effets de serre (IGS) et la mise en œuvre du système national de surveillance des forets (SNSF).

« Le projet SNSF permettra de réaliser pour la première fois un inventaire national forestier de la RDC. Cela permettra de répertorier la biodiversité au niveau du bassin Congo », a déclaré Alexis Bonte, indiquant que « le massif forestier au Congo est la deuxième plus grande forets au monde. C’est non seulement un bien extrêmement précieux pour les habitants qui vivent en bordure de forets, mais également pour l’ensemble de la terre. Nous invitons donc le gouvernement à investir davantage dans la préservation de cette forets pour que nos enfants puissent également en profiter ».

La forêt de la RDC a une valeur qui n’a pas de prix. Le pays regorge d’énormes potentiels tels que sa population dynamique, ses réserves d’eau qui peuvent produire 13% du potentiel mondial de l’hydroélectricité et ses terres arables qui ont la capacité de nourrir deux milliards de personnes. Il est donc essentiel de léguer aux générations futures une forêt avec une richesse exceptionnelle en ressources floristiques et fauniques.

ACP/Zoom Eco

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