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Economie

RDC : La tonne du cuivre s’est négociée à 10.200 USD fin septembre 2025

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Le prix du cuivre a atteint 10.215,00 dollars américains à la fin septembre 2025, selon les données publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC). Cette hausse de 2,3 % par rapport à la semaine précédente est en grande partie attribuée aux perturbations survenues à la mine de Grasberg, en Indonésie, l’une des plus grandes exploitations mondiales de cuivre.

En comparaison avec décembre 2024, le prix du métal rouge a bondi de 16,2 %, et affiche une progression de 10,9 % sur une base annuelle.

Pour un pays comme la République Démocratique du Congo (RDC), dont l’économie reste fortement tributaire des exportations minières, cette dynamique sur les marchés internationaux est loin d’être anodine.

Le cuivre représente une part significative des exportations congolaises, tant en volume qu’en valeur. Sa hausse sur les marchés mondiaux signifie mécaniquement une amélioration des revenus d’exportation pour l’État, mais aussi pour les entreprises opérant dans le secteur extractif. Cela pourrait se traduire, à court terme, par une augmentation des recettes fiscales et douanières, un renforcement des réserves en devises et une certaine stabilité monétaire si la gestion macroéconomique reste prudente.

Cette embellie intervient dans un contexte où le « contrat chinois », officiellement connu sous le nom de contrat « infrastructures contre minerais », signé en 2008 continue d’interroger.

L’accord, qui prévoyait la construction d’infrastructures (routes, hôpitaux, etc.) en échange de l’accès au cuivre et au cobalt congolais par des entreprises chinoises, est étroitement lié à la performance du marché des matières premières.

Avec un prix du cuivre supérieur à 10.000 USD la tonne, la valeur des volumes extraits au titre de ce contrat augmente sensiblement. Cela peut, en théorie, accélérer le remboursement des investissements consentis par la partie chinoise. Toutefois, plusieurs rapports, y compris d’institutions internationales, ont pointé un déséquilibre dans la répartition des bénéfices, la RDC récupérant une part relativement faible de la valeur générée.

La hausse des prix pourrait donc redonner un certain poids au Gouvernement congolais dans les négociations ou les discussions en cours autour de la révision du contrat chinois. Elle intervient d’ailleurs alors que Kinshasa cherche à obtenir des termes plus avantageux et plus transparents pour les congolais.

Mais cette dynamique reste aussi tributaire de facteurs externes : demande chinoise, stabilité des chaînes d’approvisionnement, évolution du dollar, ou encore transition énergétique mondiale.

Le Gouvernement congolais devra conjuguer ces opportunités de court terme avec des politiques à long terme favorisant une meilleure gouvernance du secteur minier et une plus grande redistribution des richesses.

Mitterrand MASAMUNA

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