Connect with us

Emploi

RDC : Éric Tshikuma interpelle le Ministre du Travail sur l’efficacité des contrôles de l’Inspection générale du travail

Published

on

Le député national Éric Tshikuma Mwimbayi, élu de la circonscription de la Funa à Kinshasa, veut obtenir des explications sur le fonctionnement et les résultats de l’Inspection générale du travail (IGT).

Le parlementaire a adressé, le 15 septembre 2026, une question d’actualité au Ministre de l’Emploi et Travail afin de faire le point sur les contrôles menés par ce service au cours des 24 derniers mois.

Cette initiative intervient alors qu’une réforme de l’Inspection générale du travail est en cours au niveau national.

Pour le député, cette évolution devrait s’appuyer sur un bilan précis des activités réalisées ces deux dernières années, afin de mesurer l’efficacité du dispositif existant.

Les contrôles de l’IGT passés au crible

Dans sa démarche, Éric Tshikuma s’intéresse à plusieurs aspects du fonctionnement de l’Inspection générale du travail.

Le premier porte sur l’efficacité des contrôles effectués par l’IGT. Le député souhaite disposer de données permettant d’évaluer les actions entreprises pour veiller au respect de la législation sociale par les employeurs.

Service technique relevant du ministère de l’Emploi et Travail, l’Inspection générale du travail dispose d’une autonomie administrative et financière et exerce ses compétences sur l’ensemble du territoire national.

Le deuxième volet concerne les contrôles réalisés dans les grandes entreprises, particulièrement celles opérant dans le secteur minier.

Éric Tshikuma demande notamment la transmission des rapports issus de ces missions, afin d’identifier les entreprises contrôlées, les irrégularités éventuellement relevées ainsi que les mesures prises à leur suite.

Cette préoccupation concerne particulièrement le secteur minier, compte tenu de son poids dans l’économie congolaise et du nombre important de travailleurs qui y sont employés.

Des sanctions aux amendes : le député veut des chiffres

Le troisième point soulevé par le parlementaire concerne les sanctions infligées aux entreprises en infraction. Il cherche à savoir quelles mesures ont été prises après les contrôles et quelles procédures ont été appliquées à l’encontre des employeurs concernés.

La question ne se limite donc pas au nombre d’inspections effectuées. Elle porte également sur l’ensemble du processus : identification d’une infraction, constat, décision, sanction et éventuel recouvrement des pénalités.

Enfin, Éric Tshikuma demande des précisions sur la gestion des amendes payées par les entreprises sanctionnées. Il souhaite notamment connaître les montants perçus, les entreprises concernées, les modalités de recouvrement ainsi que le circuit administratif et financier suivi par ces recettes.

Cette demande met en avant la nécessité d’une meilleure traçabilité des ressources générées à la suite des contrôles de l’Inspection générale du travail.

Un état des lieux avant la réforme

La question d’actualité intervient dans une période marquée par la réforme de l’IGT.

Le député estime qu’un état des lieux des activités menées durant les 24 derniers mois est nécessaire pour mieux apprécier les changements envisagés.

L’initiative vise ainsi à obtenir une photographie du fonctionnement actuel de l’Inspection avant d’évaluer les réformes à mettre en œuvre.

À travers cette démarche, Éric Tshikuma exerce également une prérogative de contrôle parlementaire sur l’action du Gouvernement. Il demande au Ministre de l’Emploi et Travail de mettre à la disposition des élus les données et documents nécessaires concernant les inspections réalisées, les infractions constatées, les sanctions appliquées et les amendes recouvrées.

La protection des travailleurs au cœur de la démarche

Au-delà des données administratives et financières, cette interpellation renvoie à la question plus large du respect des droits des travailleurs et de l’application de la législation sociale en RDC.

L’Inspection générale du travail a notamment pour rôle de contribuer au respect des normes en matière de travail, de relever les éventuelles violations et de favoriser la prévention des différends entre employeurs et travailleurs.

Le bilan réclamé par le député devrait donc permettre de mieux apprécier non seulement le nombre de contrôles réalisés, mais aussi leur impact concret sur le respect des obligations légales dans les entreprises.

Nadine FULA

ZoomEco TV