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Deogracias Mutombo : « Le premier mauvais client qui fait chuter les banques, c’est l’Etat […] »

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Deogracias Mutombo : « Le premier mauvais client qui fait chuter les banques, c’est l’Etat […] »

Le constat est du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo. Deogracias Mutombo l’a évoqué parmi les facteurs qui ont conduit à la chute de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC). Il y a aussi l’ingérence dans la gestion des problèmes financiers exclusivement reconnue à la Banque Centrale. Sans oublier, la Justice congolaise qui a joué un rôle dans le statu quo observé quant à la recherche d’un repreneur pour cette banque commerciale en faillite. Un véritable ras-le-bol exprimé en trois vérités ce jeudi 31 Août 2017 en marge de la Conférence sur le Climat des Affaires qui se tient à Kinshasa.

« Le premier mauvais client qui fait chuter les banques chez-nous, c’est l’Etat et ses démembrements », cette phrase – vérité de Deogracias Mutombo a mérité des applaudissements de la salle.

Cette première vérité corrobore avec la recommandation de l’Assemblée Nationale formulée en Mai 2016 au Gouvernement Matata Ponyo. Celle – ci obligeait l’Exécutif – Débiteur à rembourser dans un bref délai les 30 millions de dollars de la BIAC.

Deuxième vérité de Deogracias Mutombo : « N’eut été l’interférence de certaines personnes, la BIAC ne se serait pas écoulée ». En réalité, le Gouverneur a déploré toute sorte d’ingérence dans la gestion des problèmes financiers reconnue exclusivement à la BCC.

A ce sujet, les élus du peuple avaient invité Matata Ponyo, Premier Ministre de l’époque, à respecter scrupuleusement l’indépendance constitutionnelle de la BCC dans son rôle de réguler le marché financier en RDC. Cela d’autant plus qu’il a été constaté une certaine violation de cette indépendance par le Gouvernement.

« Il faut laisser à la Banque Centrale gérer les problèmes financiers. Il faut éviter de vous ingérer », a insisté le  Gouverneur Deogracias Mutombo.

La troisième vérité du Gouverneur de la BCC : « Il faut que la justice nous aide. Il ne faut pas une justice corrompue ». Parlant de cette Justice, il a évoqué lépisode du conflit qui a opposé son institution aux propriétaires de la BIAC. En effet, les Blattner qui avaient saisi le Tribunal du Commerce ont eu raison sur la BCC. Et pourtant, cette dernière était déjà en discussion avec un investisseur chinois prêt à reprendre la BIAC pour 12 millions USD.

« […] la Justice a même condamné la Banque Centrale parce que ces défaillants gestionnaires sont allés se plaindre au Tribunal de Commerce […] Moi, j’ai demandé qu’on mette de gens en prison. On ne les met pas en prison. Ils sont entrain de sabrer des champagnes tous les jours. Vous trouver ça normal ? Et vous demandez que fait la Banque », s’est plaint Deogracias Mutombo.

Cliquer pour écouter le Gouverneur

Si cette situation a fait fuir des potentiels repreneurs de la BIAC, la Banque Centrale affirme n’en avoir pas d’autres en vue. Toutefois, elle ne ménage aucun effort dans la recherche des potentiels repreneurs.

En termes des chiffres, la BIAC c’est : plus de 400 000 comptes fin 2015, un total de bilan de 511 milliards de CDF, un total des dépôts de 399,7 milliards de CDF dont 245,3 milliards détenus par de petits épargnants, plus de 150 agences et un des réseaux les plus vastes du pays. Elle est une propriété à 100% d’Elwyn Blattner et sa famille.

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