Finance
RDC : la Caisse nationale de péréquation toujours privée de ses crédits

La promesse de rééquilibrer le développement entre les provinces de la République Démocratique du Congo, à travers la Caisse nationale de péréquation (CNP), reste à ce jour lettre morte.
Intervenant devant le Sénat, le Directeur Général de la CNP, Coco-Jacques Mulongo, a tiré la sonnette d’alarme : « La libération de ces fonds de péréquation n’a jamais été effective malgré leur inscription dans la Loi des finances ».
Selon lui, la Loi organique est pourtant claire : « La Caisse nationale de péréquation est dotée des ressources financières nécessaires à son fonctionnement et de celles destinées au financement des projets et programmes d’investissement ».
Sur le terrain, aucune ligne budgétaire ne se traduit concrètement en appui aux provinces, accentuant les inégalités régionales.
L’aveu du Directeur Général met en lumière une fracture structurelle : l’État congolais dispose d’outils légaux pour corriger les déséquilibres territoriaux, mais l’exécution budgétaire reste défaillante.
En clair, note un analyste, le cadre légal est ambitieux, mais l’engagement politique et administratif pour sa mise en œuvre est absent. Cette inertie compromet l’esprit même de la décentralisation et nourrit le sentiment d’abandon dans les provinces les moins dotées.
Un signal fort est attendu pour que la CNP ne demeure pas une coquille vide, conclut-il.
Flory MUSISWA






















