Banques
RDC : Les crédits bruts bancaires chiffrés à 10,2 milliards USD à fin 2025

À fin décembre 2025, les crédits bruts du système bancaire congolais se sont établis à 10,266 milliards de dollars américains, enregistrant une progression de 2,5 % par rapport au mois précédent et une hausse significative de 20,2 % en glissement annuel.
Ces chiffres, publiés par la Banque Centrale du Congo (BCC), traduisent une dynamique soutenue du financement de l’économie nationale.
Selon les données officielles, cette évolution s’explique principalement par l’augmentation des crédits accordés aux petites et moyennes entreprises (PME) ainsi qu’aux administrations publiques centrales.
Cette orientation confirme le rôle central du secteur bancaire dans le soutien à l’activité économique et au financement des besoins de l’État.
L’analyse par devise fait ressortir une progression de 2,5 % des crédits libellés en monnaies étrangères. En revanche, les crédits en monnaie nationale ont enregistré un repli de 1,7 % sur la période considérée.
Cette divergence illustre la prédominance persistante du financement en devises dans le système bancaire congolais, dans un contexte marqué par une forte dollarisation de l’économie.
Cette performance s’inscrit dans la continuité de la tendance observée en 2024. Au cours de l’année écoulée, les crédits bancaires avaient affiché une croissance de 17,3 %, soutenue par l’augmentation des financements accordés aux entreprises privées, aux ménages ainsi qu’à l’administration centrale.
Les statistiques sectorielles indiquent que l’industrie extractive demeure le principal bénéficiaire des crédits, avec 35,4 % de l’encours total. Elle est suivie par les autres services hors administration publique, qui représentent 27,1 % des financements. Cette structure reflète le poids du secteur minier dans l’économie nationale.
Sur le plan géographique, la répartition des crédits reste fortement concentrée. Kinshasa capte, à elle seule, 47,5 % des encours, suivie du Haut-Katanga (35,7 %), du Lualaba (9,6 %) et du Nord-Kivu (2,6 %). Cette concentration témoigne du rôle prépondérant des grands pôles économiques et miniers dans l’accès au financement bancaire.
Au regard de ces évolutions, la progression des crédits en 2025 confirme le dynamisme du secteur bancaire congolais.
Mitterrand MASAMUNA






















