Finance
RDC : les dépenses de l’Etat se sont chiffrées à 27.422,4 milliards de CDF à fin septembre 2026

Les dépenses publiques de la République démocratique du Congo (RDC) se sont chiffrées à 27.422,4 milliards de francs congolais (CDF), soit un montant équivalent à plus de 12 milliards USD au taux budgétaire moyen de 2.271 de CDF le dollar américain, à fin septembre 2026, sur des prévisions linéaires de 34.065,5 milliards de francs congolais (CDF).
Ce niveau représente un taux d’exécution budgétaire de 80,5 %, selon les États de suivi budgétaire provisoires publiés par la Direction générale des politiques et programmation budgétaire à la période correspondante.
L’essentiel de ces dépenses a été financé sur les ressources propres de l’État. À ce titre, les paiements effectués ont atteint 26.716,7 milliards de CDF, correspondant à un taux d’exécution de 86,2 % des prévisions linéaires fixées à 31.009,1 milliards de CDF.
En revanche, l’exécution des dépenses sur ressources extérieures demeure nettement plus faible. Elle s’est établie à 705,7 milliards de CDF, soit seulement 23,1 % des prévisions linéaires de 3.056,5 milliards de CDF. Cet écart traduit une mobilisation encore limitée des financements extérieurs programmés dans le budget.
Parmi les principales rubriques budgétaires, les dépenses de rémunération ont atteint 8.735,1 milliards de CDF à fin août 2026, selon les données communiquées. Ce montant représente un taux d’exécution de 96 % par rapport aux prévisions linéaires de 9 103,2 milliards de CDF.
Cette rubrique figure ainsi parmi les postes dont le niveau d’exécution est le plus avancé par rapport aux crédits programmés.
Au titre du service de la dette publique, l’État a effectué des paiements de 940,9 milliards de CDF.
Sur ce montant, 852,7 milliards de CDF ont été affectés au remboursement du principal de la dette, soit un taux d’exécution de 56 %.
Le remboursement du capital de la dette extérieure a représenté 690,2 milliards de CDF, avec un taux d’exécution de 13,4 %. Cette enveloppe comprend notamment 158,6 milliards de CDF au titre de la dette envers le Club de Kinshasa et 531,6 milliards de CDF pour la dette multilatérale.
Pour la dette intérieure, les paiements en capital se sont élevés à 162,5 milliards de CDF, correspondant à un taux d’exécution de 18,1 %. Ils concernent notamment la dette commerciale, à hauteur de 115,5 milliards de CDF, et la dette sociale, pour 47 milliards de CDF.
Les frais financiers, quant à eux, se sont établis à 88,1 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 10,2 %. Ils comprennent principalement les intérêts sur la dette multilatérale (70,6 milliards de CDF) et ceux liés au Club de Kinshasa (17,5 milliards de CDF).
Les intérêts moratoires, les intérêts sur le Club de Paris, ceux relatifs à la dette financière intérieure ainsi que les intérêts titrisés n’ont, pour leur part, enregistré aucune exécution sur la période considérée.
Autre poste important des dépenses publiques, les rétrocessions aux administrations financières ont atteint 1.375,7 milliards de CDF, sur des prévisions linéaires de 1.398,2 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 98,4 %.
Dans le détail, la Direction générale des impôts (DGI) a bénéficié de 632,4 milliards de CDF, correspondant à 87,1 % de ses prévisions linéaires.
La Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a reçu 360,3 milliards de CDF, soit un taux d’exécution de 97,7 %.
De son côté, la Direction générale des douanes et accises (DGDA) a enregistré des rétrocessions de 382,9 milliards de CDF, représentant 126,5 % de ses prévisions linéaires.
À fin septembre 2026, l’exécution globale des dépenses publiques reste caractérisée par une prédominance des paiements sur ressources propres, tandis que les dépenses financées sur ressources extérieures affichent un niveau de réalisation sensiblement inférieur aux prévisions.
La progression des dépenses de rémunération et des rétrocessions aux administrations financières contraste également avec le rythme d’exécution du service de la dette, particulièrement pour le remboursement du principal de la dette extérieure.
Mitterrand MASAMUNA







