Connect with us

Finance

RDC : L’État veut faire de la rigueur budgétaire un socle de la gouvernance

Published

on

Après deux semaines de travaux intensifs, les Conférences de Performance pour l’exercice 2026 se sont achevées sur une note d’engagement et de fermeté.

En effet, le Ministre d’État, Ministre du Budget, Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, entouré de son Vice-Ministre Élysé Bokumwana Maposo, a clôturé cette séquence stratégique, saluant la discipline et la rigueur des acteurs budgétaires.

Devant une assemblée composée des cadres supérieurs de l’administration publique, notamment les secrétaires exécutifs du Comité d’Orientation de la Réforme des Finances Publiques (CORE) et du Budget, ainsi que le Directeur Général de la DGDSP, Alain Lubamba, le rapport final des travaux a été présenté. Celui-ci met en exergue une avancée notable dans l’alignement des projets ministériels sur les objectifs de performance du Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC).

« Ces conférences ne sont pas un simple exercice administratif », a martelé le Ministre Boji, évoquant la volonté du Chef de l’État et de la Première Ministre de « faire de la performance un levier de gouvernance et de redevabilité ».

Des Projets Annuels de Performance (PAP) au service d’un budget intelligent

Du 18 au 29 juillet 2025, vingt-et-un ministères sectoriels ont été soumis à l’exercice d’élaboration, d’ajustement et de validation de leurs Projets Annuels de Performance.

Regroupés en cinq commissions techniques, les participants ont œuvré à structurer leurs actions selon les priorités du Plan National Stratégique de Développement (PNSD) 2024–2028.

Cette méthode, bien qu’exigeante, incarne une transition vers le budget-programme, prévue pour être pleinement opérationnelle d’ici 2028.

Un tournant dans la culture administrative

Les conférences s’inscrivent dans le prolongement des réformes budgétaires initiées par la loi n°11/011 et le décret n°22/37 sur la gouvernance budgétaire.

À travers cet exercice, l’État congolais entend asseoir une culture de résultat, fondée sur la transparence, la planification rigoureuse et l’efficacité de la dépense publique.

Selon un spécialiste en politiques publiques ayant accompagné plusieurs administrations africaines dans leur mutation budgétaire, ce type de conférence contribue à ancrer la notion de redevabilité dans les mentalités administratives.

Pour cet expert, la vraie réforme ne réside pas seulement dans les textes, mais dans la capacité à transformer la routine bureaucratique en action mesurable.

Un économiste fiscaliste, familier des processus de modernisation budgétaire, estime de son côté que la RDC franchit un cap important. La démarche reste perfectible, mais elle rompt avec une logique de gestion par reconduction. L’attention portée à la performance ouvre la voie à une programmation plus lisible et mieux ancrée dans les besoins nationaux.

Vers une dépense publique plus efficiente

En filigrane de ces travaux, le message est clair : il s’agit de rationaliser l’action publique. Le Gouvernement veut que chaque franc engagé soit porteur d’un résultat observable. Cette exigence, glisse un expert du secteur, si elle devient systématique, pourrait améliorer la confiance dans les institutions, tout en renforçant l’efficacité des politiques publiques.

Flory MUSISWA

Advertisement
Advertisement DRC Mining 2026
Bendele
Rawsur

Edito

ZoomEco TV