Quantcast
Connect with us

a la une

Monde : le sommet Brésil-Afrique sur l’autonomisation de jeunes se tiendra à Salvador

Published

on

Le sommet Brésil-Afrique se tiendra du 22 au 23 novembre 2018 à Salvador, capitale de Bahia au nord-est du Brésil. Cette édition a pour thème « autonomisation de jeunes ». Dans une interview exclusive accordée à Zoom Eco, le professeur Joao Bosco Monte, président de l’Institut Brésil-Afrique revient sur les contours de ce forum et explique les motivations du thème choisi.

« Si les précédentes éditions avaient mis l’accent sur les infrastructures, l’innovation et l’agriculture, l’édition de 2018 met un focus sur les jeunes. La jeunesse constitue l’avenir de demain, elle a donc le droit de prendre une part active aux décisions économiques, sociales et politiques de son pays », a rappelé le président de l’Institut Brésil Afrique.

C’est à ce titre que le PNUD soutient le renforcement de capacités de jeunes et des organisations de jeunes au sein du gouvernement, du parlement et d’autres organes publics.

D’après le Professeur Joao Bosco Monte, « ce thème est un choix naturel puisque l’autonomisation des jeunes a été inscrite à l’ordre du jour mondial ces dernières années. Toutes les grandes organisations mondiales ont compris que pour atteindre tous les objectifs des ODD, il est plus qu’urgent d’outiller les jeunes pour leur permettre d’être performants et d’agir dans le secteur agricole, technologie, ou développement durable ».

Et selon les statistiques de Nations Unies, la population africaine s’élève à 1,2 milliards de personnes et plus de 60% ont moins de 25 ans et ce nombre devrait augmenter. Selon toujours l’ONU, le nombre de jeunes dans les pays africains d’ici 2030 va doubler.

« Nous ne pouvons donc pas ignorer le fait que si les opportunités pour les jeunes ne sont pas créées maintenant, ça sera un danger et une bombe à retardement dans l’avenir », estime le président de l’Institut Brésil Afrique.

Rôle et importance de l’Institut Brésil Afrique

C’est une plateforme pour identifier les bonnes pratiques, les expériences tant pour le brésil que pour l’Afrique. Cet Institut est également un catalyseur d’actions impliquant des tierces qui ne sont ni de Brésil ni d’Afrique, dans une action directe d’une coopération triangulaire.

Pourquoi avoir créer cet Institut ?

A cette question, Joao Bosco Monte s’est voulu explicite : « lorsque nos actions personnelles en faveur d’Afrique sont devenues intenses, nous avons estimé qu’il était temps de penser à une organisation. Ça devrait être une institution qui pourrait rassembler des personnes et d’autres organisations. Nous avons réalisé que notre apport individuel devait aller dans un contexte organisationnel. Peu importe comment les gens se présentent en tant que protagonistes, ils ont une vie limitée. Les organisations peuvent durer beaucoup plus longtemps. Plus, les gens sont ensemble, plus cette organisation est forte. Par conséquent, l’Institut a été créé en 2010 pour donner de la solidité et de la longévité aux actions que nous avions menées d’une manière disparate. »

Il a par ailleurs souligné le fait que le forum Brésil Afrique apporte naturellement une convergence et un dialogue plus direct avec toutes les parties prenantes.

« Nous avons le programme de formation technique (YTTP) qui a réuni l’an dernier 3 jeunes de la RDC pour recevoir une formation au Brésil sur la chaîne de production du manioc. Et la RDC fait partie de nos zones d’intervention parce que sa population de près de 80 millions de personnes a une synergie naturelle avec le Brésil. La ville de Kinshasa a une particularité, une ressemblance avec les villes du Brésil comme Salvador, Rio de Janeiro et je comprends que nous devons avancer. La RDC est encore loin du Brésil géographiquement, c’est pourquoi nous devons nous rapprocher de l’Afrique et le Brésil est prête à faire ce lien».

Plusieurs têtes d’affiches sont alignées comme orateurs dont trois à quatre sont prévus pour chacune des sessions. Il y a par exemple Benedict ORAMAH, président d’Afrexim Bank ; Paulo Gomez, président de la chambre du commerce Asie- Afrique ; Jorge Chediek, directeur du bureau des Nations Unies pour la coopération sud-sud.

Des rencontres B to B seront aussi au menu de ce programme. Quant à la particularité de cette 6ème édition, le président de l’Institut Brésil Afrique a évoqué un format plus grand que d’habitude et les sessions spéciales qui seront sponsorisées par les partenaires tels que Afrexim Bank.

Nadine FULA | Zoom Eco

Advertisement

Edito