Santé
CHU Renaissance : Al Kitenge pilote la transformation vers un smart hospital de 2 500 lits

Dans un exercice de redevabilité organisé ce mardi 11 août 2026 au Centre hospitalier universitaire Renaissance, Al Kitenge et son équipe de direction ont présenté à la presse les installations déjà opérationnelles, l’état d’avancement des nouveaux bâtiments et le modèle hospitalier en cours de déploiement.
L’exercice a été ponctué d’une série de visites sur les différents chantiers, permettant aux journalistes de constater l’évolution des travaux et les infrastructures déjà réalisées.
La transformation du CHU Renaissance s’inscrit dans la vision de modernisation du système de santé portée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
Le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, en assure la conduite sectorielle.
Sur le terrain, plusieurs infrastructures sont déjà opérationnelles, tandis que les travaux de nouveaux bâtiments sont à un stade très avancé. Les premières livraisons sont attendues en décembre 2026.
« Notre objectif, c’est d’avoir ce qu’on appelle en anglais un « smart hospital », un hôpital intelligent», a expliqué Al Kitenge.

Le CHU dispose actuellement d’environ 350 lits. Avec les bâtiments en cours d’achèvement, sa capacité doit dépasser 1.000 lits dans une première étape, avant d’atteindre environ 2.500 lits une fois toutes les phases d’extension réalisées.
Un pôle chirurgical au cœur de la transformation
Parmi les infrastructures visitées figure un important pôle consacré à la chirurgie, dont les travaux sont très avancés.
L’un des bâtiments accueillera notamment un pavillon égypto-congolais de chirurgie cardiaque destiné aux enfants et aux adultes.
Le complexe comprend également un volet mère-enfant ainsi que des espaces dédiés à l’administration, à la formation du personnel et à la simulation médicale.
Pour accompagner cette montée en capacité, Al Kitenge indique que le CHU travaille déjà sur les ressources humaines.
« Nous sommes en train de travailler sur l’identification des talents, la mise en formation des talents », a-t-il déclaré.
Pour certaines spécialités, notamment la chirurgie cardiaque, l’établissement prévoit de recourir à des spécialistes internationaux, tout en mobilisant des médecins congolais de la diaspora et en renforçant les compétences locales.
Le numérique comme colonne vertébrale du nouvel hôpital
La transformation numérique est également engagée. Le CHU dispose déjà d’équipements destinés à la numérisation des données et travaille avec Yambo et Associés, Huawei et Orange sur la connectivité globale du site.
La fibre optique doit relier les différents bâtiments afin de faciliter les échanges de données médicales et administratives.
Le cap fixé par Al Kitenge est celui d’un fonctionnement progressivement orienté vers le « zéro cash et zéro papier ».
La continuité de l’alimentation électrique fait également partie du dispositif, notamment pour sécuriser les blocs opératoires, les soins intensifs et les équipements d’assistance médicale.
Morgue, médecine légale et sciences forensiques
La modernisation concerne aussi la prise en charge des personnes décédées.
Le CHU dispose déjà d’espaces de conservation et de préparation des corps. Le dispositif comprend également des installations de thanatologie et de mise en bière. Un funérarium doit être développé avec un partenaire privé pour offrir des espaces adaptés aux familles.
La capacité actuelle devra toutefois être renforcée pour accompagner l’augmentation attendue du nombre de lits.
« Celle que vous avez vue ne correspond pas à la taille de l’hôpital, ni à la taille du rêve de l’hôpital, celui de passer à 2.500 lits », a expliqué Al Kitenge.
Une deuxième extension de la morgue est prévue. Le site doit également intégrer une Haute École de médecine légale et des sciences forensiques, destinée notamment à la formation et aux expertises médico-légales.
Un complexe hospitalier intégré
Le CHU intègre également une station d’épuration des eaux hospitalières, des activités de médecine sportive et de réhabilitation fonctionnelle ainsi qu’un pôle de production pharmaceutique.
Buanderie, restauration hospitalière, logistique, formation, recherche et services techniques complètent l’organisation du site.
Avec les premières livraisons de nouveaux bâtiments attendues en décembre 2026, la transformation pilotée par Al Kitenge doit progressivement faire passer le CHU Renaissance de 350 lits actuellement à plus de 1.000 lits, puis à environ 2.500 lits à l’achèvement de l’ensemble des extensions.
Flory MUSISWA







