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Bourses STEM de la Fondation Vodacom : un pari stratégique sur le capital humain féminin pour accélérer la transformation numérique de la RDC

Dans un pays où seulement 10,7 % des femmes de plus de 25 ans ont achevé l’enseignement secondaire et où l’indice de parité de genre dans le secondaire reste l’un des plus faibles d’Afrique subsaharienne 0,64 fille inscrite pour chaque garçon, la question de l’accès des jeunes Congolaises aux filières scientifiques n’est pas seulement un enjeu d’équité. C’est un impératif économique.
C’est dans cette logique que la Fondation Vodacom lance la 8ᵉ édition de ses programmes de bourses, avec les inscriptions ouvertes depuis le 15 juillet 2026 pour la Bourse Vodacom Exetat et la Bourse VodaEduc. Deux dispositifs ciblés qui visent à orienter les jeunes filles congolaises vers les Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques (STEM), des secteurs qui, à l’échelle mondiale, concentrent les emplois à forte valeur ajoutée et constituent le socle de toute économie numérique compétitive.
Un repositionnement stratégique assumé
Pour la deuxième année consécutive, les bourses sont 100 % féminines et exclusivement dédiées aux filières STEM. Ce choix s’inscrit dans un constat continental alarmant : selon un rapport publié en mars 2025, les femmes ne représentent que 35 % des étudiants STEM dans les universités africaines, et moins de 30 % des diplômées en ingénierie en Afrique subsaharienne. En RDC, classée 151ᵉ sur 191 pays à l’indice d’inégalité de genre (PNUD, 2021), le déficit est encore plus prononcé.
La Fondation Vodacom fait donc le pari que combler ce fossé n’est pas un acte de charité, mais un investissement dans la productivité future du pays.
Un programme qui a fait ses preuves
Depuis le lancement du programme en 2018, 325 étudiants ont bénéficié de cet accompagnement, un chiffre qui englobe les premières éditions ouvertes à tous les profils avant le recentrage exclusivement féminin opéré en 2025. Ce virage stratégique traduit une maturité du programme : après avoir démontré sa capacité à identifier et soutenir l’excellence, la Fondation concentre désormais ses ressources là où l’impact marginal est le plus élevé.
Pour cette campagne 2026, l’objectif est d’accompagner 150 nouvelles bénéficiaires : 100 élèves des humanités techniques via la Bourse VodaEduc et 50 diplômées d’État via la Bourse Vodacom Exetat.

Au-delà du financement : un écosystème d’accompagnement
L’approche de la Fondation dépasse la simple prise en charge des frais académiques. Les bénéficiaires accèdent à un dispositif intégré comprenant du mentorat, des sessions d’orientation vers les métiers STEM, un programme de développement du leadership féminin et des immersions professionnelles destinées à renforcer leur employabilité dès la sortie des études. Un modèle qui s’aligne sur les recommandations internationales en matière de réduction des disparités de genre dans les STEM, lesquelles insistent sur l’importance des rôles modèles, du mentorat et de l’apprentissage expérientiel.
La vision de la direction
Pamela Ilunga, Présidente de la Fondation Vodacom :
« La méritocratie doit être une véritable porte d’accès aux opportunités. Lorsqu’une jeune fille travaille, réussit et nourrit une ambition scientifique, notre responsabilité est de lui donner les moyens d’aller plus loin. Nous voulons contribuer à bâtir une société où chaque jeune fille talentueuse peut croire en son potentiel, indépendamment de son origine ou de sa situation sociale. L’excellence mérite d’être accompagnée. »
Conditions d’éligibilité et calendrier
• Bourse Vodacom Exetat : jeunes filles ayant obtenu au moins 70 % à l’Exetat.
• Bourse VodaEduc: élèves des humanités techniques ayant obtenu 80 % ou plus au TENASOSP.
• Date limite : 7 août 2026.
• Candidatures : vodaeduc.vodacom.cd
Dans un contexte où la RDC ambitionne de se positionner comme un acteur de l’économie numérique africaine, Vodacom Congo ayant célébré en mai 2026 ses 24 ans de présence et d’investissement dans la connectivité du pays, former une masse critique de femmes scientifiques, ingénieures et innovatrices n’est plus un luxe. C’est une condition de compétitivité.
























