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RDC : comment le pays peut-il profiter du fonds de 1,8 milliard USD de l’OMT d’ici 2030 ? 

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La question était au centre de la troisième édition de la conférence Tokende Africa qui s’est tenue du 23 au 24 novembre 2018 à l’hôtel Invest de Kinshasa. Cette activité a bénéficié du partenariat avec l’Agence Nationale pour la promotion des Investissements (ANAPI).

En effet, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) s’est fixé des objectifs d’ici 2030 dont celui d’avoir, à cette échéance, près de 100 milliards de déplacements de touristes à travers le monde. L’ambitionne est dès lors de voir 1/5 habitant devenir touriste à l’horizon 2030. Pour ce faire, cette organisation a rendu disponible 1,8 milliard USD pour financer le secteur du tourisme.

Chaque pays a donc une part de responsabilité et des actions à mener pour prendre part à ce grand deal. D’où ce questionnement : la RDC prendra-t-elle part au marché d’ici 2030 ?

Deux options

La réponse des experts à cette question est à la fois « oui et non ». D’après, Ruffin Bayambudila, ministre provincial de la Fonction publique, la RDC peut y parvenir si seulement en toute urgence, elle arrivait à réunir quatre ingrédients : l’ambition, la volonté politique, le cadre macro-économique et la valorisation de la culture congolaise.

Concernant l’ambition, il a indiqué que ce marché de 1,8 milliard USD est disponible pour tous les pays du monde. Mais la RDC doit nourrir des ambitions pour avoir sa part du gâteau. A propos de la volonté politique, l’orateur est convaincu qu’il s’agit d’un élément est très déterminant.

« C’est ce qui permettra aux décideurs de développer un plan, un projet, une vision pour démontrer le degré d’engagement du pays dans le secteur touristique », a – t – il insisté.

Pour ce qui du cadre macro-économique, Ruffin Bayambudila évoque l’impérieuse nécessité de considérer les secteurs transversaux qui entrent en ligne de compte dans le développement du tourisme. Il s’agit de l’environnement, le transport, les conditions d’entrée sur le territoire, la sécurité, les services d’hospitalité.

Enfin, la valorisation de la culture avec de messages forts pour redorer l’image du pays.

« Non, la RDC ne prendra pas part à ce marché de 1,8 milliard USD si elle néglige tous les éléments mentionnés ci- haut et si elle ne se prépare pas dès à présent », a conclu le ministre provincial.

Redorer l’image du pays

Dans la liste des impératifs, s’ajoute la nécessité de redorer l’image de ka RDC. D’où, l’urgence de mener de bonnes actions. C’est là qu’intervient l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) dans l’une de ses missions spécifiques. Madame Gisèle Tshamala, cadre à cette agence, a au cours de cette conférence, tablé son message sur comment créer des investissements durables et fiables dans le secteur du tourisme.

« Il y a des facteurs internes et internationaux qui constituent le succès de ce secteur » a-t-elle indiqué aux participants citant précisément trois facteurs de succès à l’interne notamment : le choix du projet, la convergence des objectifs et l’importance de ressources. Et quatre facteurs internationaux : les intérêts, les ambitions, la capacité financière et l’expertise.

Gisèle Tshamala a également évoqué les efforts fournis par l’ANAPI ainsi que l’adoption du Code de tourisme afin d’asseoir le cadre légal devant favoriser la promotion et le développement de ce secteur. Le tourisme offre plusieurs opportunités d’investissement en RDC telles que la réhabilitation et construction d’hôtels, l’aménagement de nouveaux sites touristiques, la modernisation des parcs nationaux, etc.

D’où, l’invitation aux opérateurs économiques de tous horizons à venir investir dans le développement de ce secteur. Le défi consiste à transformer le potentiel touristique de la RDC en richesses matérielles dans une dynamique de partenariat gagnant-gagnant.

Nadine FULA | Zoom Eco

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