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Secteur public

RDC : le Gouvernement retient 1.795 candidatures sur 8.522 pour 47 postes de mandataires publics

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Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a rendu publics, le mardi 27 octobre 2026, les résultats de la première phase du recrutement compétitif des mandataires publics.

Sur 8.522 candidatures enregistrées pour 47 postes, 1.795 ont été retenues, soit 21 % du total, selon le ministère du Portefeuille.

Cette première vague concerne cinq entreprises essentielles au fonctionnement de l’économie nationale : la Société nationale d’électricité (SNEL), la Régie de distribution d’eau (REGIDESO), la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), la Régie des voies aériennes (RVA) et l’Office national des transports (ONATRA).

Le volume des dossiers révèle l’ampleur de la concurrence : 181 candidatures en moyenne par poste au départ, contre 38 après présélection.

Au total, 6.727 dossiers n’ont pas franchi l’examen de recevabilité conduit par un cabinet international spécialisé, sous la supervision du Comité de recrutement des mandataires publics (CRMP).

Cette première sélection ne constitue cependant pas encore une évaluation définitive des aptitudes à diriger. Elle permet principalement de vérifier la conformité des dossiers aux critères établis.

Parmi les candidatures initiales, 1.101 ont été déposées par des femmes, soit près de 13 %, tandis que 795 proviennent de l’étranger. La faible participation féminine mérite une attention particulière dans les prochaines vagues de recrutement.

Une réforme qui rejoint les recommandations de la Banque mondiale

Le recours à une procédure ouverte introduit un principe important dans la gestion des entreprises publiques : mettre les compétences en concurrence avant les nominations.

Cette orientation rejoint les réformes soutenues par la Banque mondiale.

Dans un communiqué du 29 mars 2023 consacré à son appui aux réformes de gouvernance en RDC, l’institution citait expressément la sélection des dirigeants des entreprises publiques d’eau et d’électricité parmi les mesures destinées à améliorer leur gestion.

En juin 2026, la Banque mondiale a également insisté sur la nécessité de disposer de conseils d’administration professionnels, dotés de responsabilités clairement définies et soumis à des mécanismes de redevabilité.

La méritocratie constitue ainsi un point de départ essentiel pour professionnaliser la gouvernance des entreprises publiques.

Pour consolider la démarche engagée par le Gouvernement, la publication des critères de notation, la traçabilité des décisions et la correspondance entre les résultats des évaluations et les nominations définitives représenteraient des garanties supplémentaires.

Cette réforme gagnerait également à être accompagnée de contrats de performance assortis d’indicateurs mesurables.

À la SNEL, ces engagements pourraient porter sur la continuité de la fourniture électrique ; à la REGIDESO, sur la réduction des pertes d’eau ; et à la SNCC, sur la fiabilité du transport ferroviaire.

Des évaluations écrites à partir du 5 novembre

Selon le calendrier communiqué, les 1.795 candidatures retenues recevront leurs convocations par courrier électronique à compter du 28 octobre 2026.

Les épreuves écrites se dérouleront en ligne dès le 5 novembre. Une note minimale de 70 % sera exigée pour accéder, après examen des dossiers, aux entretiens devant un panel d’experts.

L’initiative gouvernementale ouvre ainsi une perspective de professionnalisation de la gestion des entreprises publiques congolaises.

Sa portée se vérifiera dans le respect des résultats du concours lors des nominations, puis dans la capacité des nouveaux dirigeants à améliorer les performances financières, opérationnelles et la qualité des services fournis à la population.

Flory MUSISWA

ZoomEco TV