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RDC : la CNJE de la FEC se penche sur les problématiques de l’écosystème entrepreneurial

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Les problématiques de l’écosystème entrepreneurial de la République Démocratique du Congo (RDC) ont retenu l’attention, le vendredi 3 mai 2023, de plusieurs jeunes entrepreneurs congolais.

Au cours d’une table ronde organisée par la Commission nationale Jeunes entrepreneurs de la Fédération des entreprises du Congo ( CNJE FEC), plusieurs problèmes qui minent l’écosystème de l’entrepreneuriat congolais ont été identifiés.

D’après Tysia Mukuna, Présidente de la Commission nationale Jeunes entrepreneurs de la FEC, l’objectif de ces assises est de brosser le tableau général de la situation de la jeunesse entrepreneuriale de la RDC.

Pour y parvenir, quatre (4) thèmes ont été analysés au cours de cette table ronde à savoir : formation et compétences ; compétitivité et financement ; Local content ; climat des affaires et gouvernance.

Ces thématiques ont été abordés par ses vice-présidents que sont :

• Mme Ruth NGWANZA pour la problématique Promotion de local content
Mr Michael LISELELE pour la problématique Formation & compétences
• Mr Christopher MUKOKA pour la problématique Compétitivité et financement
• Mr Lionel KABEYA pour la problématique Gouvernance et climat des affaires

« Aujourd’hui à la Commission nationale Jeunes entrepreneurs de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), nous avons tenu notre première table ronde. L’objectif est de brosser un tableau général de la situation de la jeunesse entrepreneuriale au travers de quatre thèmes : formation et compétences ; compétitivité et financement ; Local content ; climat des affaires et gouvernance. On a pu réunir plusieurs jeunes entrepreneurs de différentes associations d’entrepreneurs, différents entrepreneurs aussi à travers la République pour qu’on puisse ensemble réfléchir à un plaidoyer et le porter car nous sommes persuadés qu’ensemble et unis on va plus loin. Il était très important pour nous aujourd’hui de jouer notre rôle de fédération, la FEC fédère et unit. Demain nous allons avoir le plaidoyer des jeunes entrepreneurs pour faire bouger les lignes. Il y a une phrase qu’on a beaucoup aimé aujourd’hui, « pour faire bouger les lignes, il faut bouger les choses », et aujourd’hui on a décidé de faire bouger les choses ensemble à la Commission nationale Jeunes entrepreneurs de la FEC. », a déclaré Tysia Mukuna.

Cette dernière a fait savoir que la prochaine étape de ces assises consistera à mettre en place des focus groupes sur chaque thématique afin de dégager des plaidoyers précis à apporter aux autorités politiques.

« La prochaine étape consistera à former des focus groupes des sessions de travail où on va pouvoir dégager les plaidoyers précis pour chaque thématique et élire les présidents de chaque Comité professionnel. On veut vraiment élargir le débat et enfin porter ce plaidoyer à travers les différentes institutions que ce soit internationales ou gouvernementales pour réellement changer la situation des entrepreneurs congolais. », a-t-elle affirmé.

Pour la présidente de la CNJE de la FEC, la fiscalité congolaise est étouffante et ne donne aucune contrepartie palpable aux entrepreneurs.

« Les impôts sont importants, les taxes aussi mais ce qui est encore plus important pour les entrepreneurs, c’est la contrepartie. Bien entendu partout dans le monde personne n’hésite à payer les impôts lorsqu’il y a une contrepartie palpable. Je paye ma taxe environnement, je vis dans un environnement sain, je paye ma taxe culture et arts, la culture et arts est mise en avant. Nous, ce que l’on réclame ce que cette contrepartie n’est pas palabre et qu’elle est étouffante. Cela empêche le développement de l’écosystème entrepreneurial et impacte sur le climat des affaires empêchant de faire émerger les entrepreneurs », a-t-elle dit.

Présent à cette table ronde, le Directeur de cabinet du Ministre de la Jeunesse, Initiation à la Nouvelle Citoyenneté et Conscience nationale, Passy Mbayo, a noté que l’emploi est en voie de disparition dans le pays.

« L’emploi est en voie de disparition et l’entrepreneuriat est un élément à booster dans la logique où en créant les richesses, on lutte contre la pauvreté. J’ai insisté que la pauvreté était un danger public de manœuvre ostentatoire. Et voilà comment on peut créer la classe moyenne et relever les standing de vie de nos populations. », a déclaré Passy Mbayo.

Il a par ailleurs appelé les jeunes entrepreneurs congolais à prendre toutes les nomenclatures qui manquent, des mesures d’application et les soumettre au Gouvernement.

« En termes d’approfondissement, on dit toujours que le malheur du congolais réside dans le fait qu’on ne sonde pas la profondeur. J’ai aimé votre manière de faire et je vous demande de sonder la profondeur dans le domaine qui est le vôtre. Il est un secret pour personne que Madame Judith Suminwa Tuluka qui vient d’être nommée Première Ministre n’est pas en possession d’un projet de Décret des mesures d’application. Et donc, si la Commission nationale Jeunes entrepreneurs de la FEC essaie d’en proposer, en si peu de temps, il aura un travail d’appréciation critique et ensuite mettre en place les mesures d’application et c’est vous (entrepreneurs) qui en tireront profit », a souligné Passy Mbayo.

Pour sa part, Jules Bolebe, entrepreneur et Directeur général de la société I-NOX consulting S A, a indiqué que ces genres d’initiatives permettent aux entrepreneurs d’avoir une vue commune sur des vrais problèmes de l’écosystème.

« Nous félicitons l’initiative de la Commission nationale Jeunes entrepreneurs de la FEC pour l’organisation de cette table ronde. Le problème que nous avons dans l’entrepreneuriat en RDC est que les entrepreneurs ont tendance à croire qu’il faut rester seul dans son coin. Beaucoup d’entrepreneurs naissent et meurent seuls dans leurs coins. Avoir une plateforme d’échanges et comprendre que nos difficultés sont communes, qu’on a les mêmes réalités quels que soit nos domaines d’activité. J’encourage ces genres d’initiatives et j’invite ceux qui n’ont pas participé aujourd’hui à venir la prochaine fois. Parce que je pense que ce n’est qu’en se regroupant, en mettant ensemble nos problèmes que nous représenterons une force et plus tard faire des plaidoyers pour améliorer la réglementation. », a-t-il avancé.

Mitterrand MASAMUNA

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