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RDC : les trois signes distinctifs d’un gouvernement du «changement»

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RDC : les trois signes distinctifs d’un gouvernement du «changement» 1

[EDITO] – Entrée de nouvelles figures, sélection de compétences et effectif non pléthorique. Tels sont les trois signes distinctifs d’un gouvernement du « changement » attendu par le peuple congolais dans la vague de l’alternance au sommet de l’Etat. Dans l’opinion, les violons s’accordent autour de ce critérium.

Si le peuple prend son mal en patience, le formateur du gouvernement et ses interlocuteurs (Kabila et Tshisekedi) sont pressés par le temps. Ils ont intérêts à vider les préalables de l’investiture dudit gouvernement avant la clôture de la session ordinaire prévue le 15 juin prochain à l’Assemblée nationale.

En effet, il est évident que le gouvernement de coalition ne sera composé que des membres du Front commun pour le Congo (FCC) et Cap vers le changement (CACH). L’exception à cette règle dépendra du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi.

Qu’à cela ne tienne, les attentes du peuple congolais quant aux animateurs du gouvernement du changement, baptisé par certains « gouvernement du peuple d’abord », sont claires.

D’abord, il est hors de question que les autorités morales et chefs des partis politiques qui ont fait carrière dans les gouvernements successifs soient de nouveau reconduits et/ou nommé. Ce changement a l’avantage de donner l’opportunité à la jeunesse compétente et militante au sein de ces formations politiques à apporter leurs énergies nouvelles dans l’action de l’exécutif national.

Le renouvellement de la classe politique vieillissante commence par l’encadrement et la promotion de la jeune classe politique, soutiennent des acteurs de la société civile.

A LIRE : Tshisekedi devrait éviter de nommer des “bourreaux du peuple” au gouvernement !

Ensuite, la compétence devrait être un critère déterminant dans le choix des animateurs des postes ministériels. Car, estiment certains analystes, ce gouvernement aura plus d’obligations de résultats dans son action qu’il est important d’avoir des hommes efficaces.

Au « code de bonne conduite » préconisé par le chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi, des acteurs de la société civile proposent un « contrat de performance » à soumettre à tous les membres du gouvernement. Il s’agit des deux documents qui accompagneront la feuille de route de de chacun d’eux et sur base desquels s’effectuera l’évaluation séquentielle de leurs actions.

Enfin, le « gouvernement du peuple d’abord » ne devrait pas être pléthorique. Avec plus de 50 membres, il sera budgétivore dans un contexte où l’exécutif national est appelé à rationnaliser les dépenses et à mobiliser plus de fonds pour des investissements porteurs de croissance.

A RE(LIRE) : De Badibanga à Tshibala, le Gouvernement reste «Budgétivore» !

Des économistes avertis ont démontré dans leurs analyses que des gouvernements pléthoriques en RDC ont souvent été non seulement budgétivores mais aussi moins efficaces. Un gouvernement « pléthorique » de représentativité et de satisfaction de besoins des animateurs des partis politiques freine le développement de la RDC.
Doit-on continuer avec cet élan ou l’interrompre en ce moment où le pays prend un nouveau départ ?

Que non. L’histoire politique récente renseigne que le premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon a dirigé un gouvernement de 37 membres, y compris lui-même.

En mettant de côté des chefs des partis politiques et autres carriéristes du gouvernement, l’actuel chef du gouvernement, Ilunga Ilunkamba, et ses patrons de la coalition FCC-CACH, feraient œuvre utile en s’inspirant de l’effectif du gouvernement Matata 1.

Emilie MBOYO

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