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RDC : De Badibanga à Tshibala, le Gouvernement reste «Budgétivore» !

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RDC : De Badibanga à Tshibala, le Gouvernement reste «Budgétivore» !

A peine 4 mois, le Gouvernement Badibanga, l’un des plus éphémères depuis la transition 1+4, aura été budgétivore dans un contexte d’effritement des recettes publiques et de la perte du pouvoir d’achat du congolais. Frais d’installation, salaires, frais de fonctionnement, titres de voyages, frais de mission, indemnités de sorties… (en millions de dollars américains), les 68 membres de ce Gouvernement éléphantesque en ont bénéficié. Dans ce même élan, Badibanga passe le flambeau à Tshibala. Le Trésor public va encore assurer*.

Des analystes assimilent le Gouvernement Tshibala à un «Gouvernement Badibanga 2». Ce nouveau Premier Ministre n’a fait que reconduire les mêmes malgré les quelques rares permutations et des entrées de certaines nouvelles têtes du Rassemblement « dissident » pour certains et « Républicain » pour d’autres.

Si «Badibanga 1» comptait 3 Vice-Premiers Ministres, 7 Ministres d’Etat, 34 Ministres et 23 Vice-Ministres, « Tshibala » réduit la taille du Gouvernement de 68 à 59. Mais cette réduction de « façade » cache bien de choses.

Les Ministres d’Etat sont passés de 7 à 9 dont Lisanga Bonganga nommé pour s’occuper des Relations avec le Parlement. D’aucun s’interrogent encore s’il fallait vraiment un Ministère d’Etat pour cette fonction. Le deuxième, c’est le Commerce Extérieur érigé en Ministère d’Etat.

Aux 34 Ministères du Gouvernement précédent, Tshibala a ajouté un 35ème : Aménagement du Territoire et Rénovation de la Ville qu’il a confié à Felix Kabange Numbi.

Les charges de ces trois postes ministériels vont, sans nul doute, alourdir les charges du trésor public quand bien-même les Vice-Ministères aient été réduits de moitié, c’est-à-dire de 23 à 11. A défaut, si la suppression de ces 12 postes compenserait la prise en charge de trois autres nouvellement crées, alors cette hypothèse conforte l’avis de ceux qui pensent que Gouvernement Tshibala, similaire à celui de Badibanga, reste budgétivore.

Toutefois, des voix s’élèvent déjà pour dénoncer la probable violation de l’accord de la Saint Sylvestre signés par toutes les parties aux discussions directes autour de la CENCO et même les clauses initialement approuvées dans l’Arrangement particulier. Le nombre des postes ministériels a été plafonné à 54.

Dans une étude des scientifiques congolais, il a été démontré que l’instabilité gouvernementale se reproduit à chaque fin du régime politique en RDC. Durant cette période, le refus d’organiser l’alternance pacifique (élections) crée une crise politique. Et que l’installation d’un nouveau régime stable est généralement précédée par une période de transition qui se matérialise par la gestion partagée du gouvernement entre les membres de l’opposition et ceux du pouvoir.

L’étude révèle qu’il s’agit d’une période qui crée l’incitation des élites politiques à devenir de plus en plus prédatrices. Ceci a pour conséquences la réduction de la croissance économique et l’enfermement du pays dans les pièges d’équilibre de bas niveau ou du sous-développement.

A RE(LIRE) : RDC : Joseph Kabila rappelle au Gouvernement Badibanga ses quatre priorités !

Qu’à cela ne tienne, des interrogations demeurent entières sur la durée de vie de ce Gouvernement ainsi que de sa capacité à mobiliser, en un temps record, les fonds nécessaires pour l’organisation des élections et, redresser la situation économique du pays. Les plus sceptiques parient que le Gouvernement Tshibala sera bientôt remanié pour plus de cohésion (la satisfaction des intérêts personnels d’autres acteurs restés en marge) et le peuple congolais n’ira pas aux urnes avant les 31 Décembre. Wait and see !

Zoom Eco

*Une étude sur le coût financier de l’instabilité gouvernementale depuis le départ de Matata Ponyo vous sera proposé dans les prochains jours.

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