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RDC : Tshisekedi devrait éviter de nommer des “bourreaux du peuple” au gouvernement !

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RDC : Tshisekedi devrait éviter de nommer des "bourreaux du peuple" au gouvernement ! 1

[OPINION] – Des personnes soupçonnées d’atteintes aux droits humains « bourreaux du peuple » ne devraient pas être nommées dans le gouvernement en gestation. Telle est la demande faite au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, par Amnesty International dans un communiqué de presse rendu public le mardi 14 mai 2019.

Pour cette structure des droits de l’homme, le chef de l’Etat congolais devrait « veiller à ce qu’il n’y ait pas de place dans son Gouvernement pour des personnes soupçonnées d’atteintes aux droits humains et que tout complice présumé de tels crimes soit immédiatement soumis à une enquête. »

Dans cette optique, cette organisation demande aussi au Parlement et aux autres institutions pertinentes de vérifier minutieusement les antécédents de toute personne pressentie pour un poste dans la fonction publique afin d’écarter les responsables présumés de crimes relatifs aux droits humains au regard du droit national et international, en attendant l’issue des enquêtes et des procès qui les concernent.

« Des personnes soupçonnées d’avoir participé à des atteintes aux droits humains tenteraient probablement d’entraver ou de couvrir les enquêtes sur leur rôle dans ces crimes. Le nouveau président a été l’instigateur de changements positifs depuis son arrivée au pouvoir en janvier, notamment la libération des détenus, la fin de l’interdiction des manifestations et des rassemblements politiques, et l’autorisation de retour accordée aux dirigeants de l’opposition en exil », a précisé Joan Nyanyuki, directrice du programme Afrique de l’Est, Corne de l’Afrique et Grands Lacs à Amnesty International.

A RE(LIRE) : JED publie la liste de «bourreaux» des journalistes en 2018 !

La population congolaise, quant à elle, soutient cette structure, veut la justice et la redevabilité pour les infractions passées.

« La population congolaise veut que toutes les personnes soupçonnées d’atteintes aux droits humains-y compris les membres de l’ancien Gouvernement, les militaires, les policiers et les agents du renseignement-soient amenées à rendre des comptes », a insisté Joan Nyanyuki.

Cet appel de Amnesty international tombe au moment où le Front commun pour le Congo (FCC) et Cap vers le changement (CACH) amorcent visiblement le dernier virage de leurs tractations en vue de la nomination et de formation du gouvernement de coalition. D’après des sources concordantes, le formateur du gouvernement pourrait être connu ce week-end.

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