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RDC : Tshisekedi exige la transparence dans les recrutements des jeunes diplômés

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a fait de l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi et aux stages un axe prioritaire de son action.
Lors du Conseil des Ministres du 5 septembre 2025, il a dénoncé les pratiques de recrutement opaques qui persistent tant dans le secteur public que privé, privant une partie importante des jeunes diplômés d’opportunités professionnelles.
Le Chef de l’État congolais s’est dit préoccupé par la tendance de nombreux employeurs à procéder à des embauches sans publication préalable des offres, en violation de la législation en vigueur. Celle-ci impose la déclaration de tout poste vacant auprès de l’Office national de l’emploi (ONEM).
Pour le Président Tshisekedi, cette situation alimente les inégalités sociales et accentue le chômage des jeunes.
« La rareté des opportunités de stages académiques et professionnels prive des milliers de jeunes diplômés d’une expérience pratique indispensable à leur employabilité. Un pays qui ne crée pas de passerelles entre la formation et l’emploi se condamne à gaspiller son capital humain le plus précieux. », a-t-il averti.
Face à ce constat, le Président de la République a instruit le Ministre de l’Emploi et du Travail de rendre obligatoire et effective la publication des offres d’emploi via l’ONEM, de renforcer la synergie avec l’Inspection générale du travail et d’inciter les entreprises à accueillir davantage des stagiaires en partenariat avec les établissements d’enseignement supérieur. Ces mesures devront être assorties d’un mécanisme de suivi et d’évaluation, afin de mesurer les progrès et ajuster les stratégies.
Pour les experts en développement, cette orientation marque un tournant vers une meilleure régulation du marché du travail en RDC. La transparence dans les recrutements est considérée comme un levier essentiel de confiance entre l’État, les entreprises et les citoyens. Elle permet non seulement d’élargir l’accès aux opportunités, mais aussi de favoriser la mobilisation optimale du capital humain, facteur clé de croissance inclusive.
À la manière des recommandations de la Banque mondiale ou du BIT, l’approche mise en avant par le Chef de l’État met en lumière l’importance d’une insertion professionnelle encadrée, où l’employabilité des jeunes est traitée comme un enjeu macroéconomique et non plus seulement social.
Si les instructions présidentielles se traduisent en mécanismes contraignants et suivis, elles pourraient contribuer à réduire les inégalités d’accès au marché du travail et à renforcer la cohésion nationale.
Flory MUSISWA






















