Afrique
Afrique : 3 milliards USD perdus en 2025 à cause des catastrophes climatiques (rapport)

Les catastrophes naturelles ont coûté environ 3 milliards de dollars à l’Afrique en 2025, selon un rapport publié le 13 janvier par le géant allemand de la réassurance Munich Re.
Intitulé « Climate change presses on: Devastating wildfires and intense thunderstorms exacerbate losses for insurers », le document souligne toutefois que ce chiffre ne tient pas compte des pertes liées aux vagues de chaleur ou aux sécheresses, ce qui sous-estime l’impact réel du changement climatique.
Plus de la moitié des pertes africaines ont été provoquées par des cyclones violents, notamment ceux ayant frappé Madagascar et le Mozambique en janvier et mars 2025.
À l’échelle mondiale, les catastrophes naturelles ont entraîné 224 milliards USD de pertes, en baisse de près de 40 % par rapport à 2024, grâce à l’absence d’ouragans sur les côtes américaines pour la première fois depuis dix ans.
Malgré cette baisse, le montant reste supérieur à la moyenne annuelle des trois dernières décennies (192 milliards USD).
En Afrique, seulement 20 % des pertes (un peu plus de 500 millions USD) étaient couvertes par des assurances, contre 108 milliards USD assurés dans le monde.
Les catastrophes ont également provoqué 17.200 décès à l’échelle mondiale, contre 11.000 en 2024, mais toujours bien en dessous de la moyenne trentenaire de 41.900 décès par an, preuve que les mesures de prévention commencent à porter leurs fruits, selon Munich Re.
Contrairement aux années précédentes, où les pertes majeures étaient dues aux séismes et ouragans, ce sont désormais les inondations locales, tempêtes et feux de forêt qui frappent le plus les bilans économiques et humains. Ces événements ont représenté 166 milliards USD de pertes, dont 98 milliards USD assurés, des chiffres supérieurs aux moyennes historiques corrigées de l’inflation.
Munich Re rappelle que ces catastrophes s’inscrivent dans un contexte de réchauffement climatique persistant, l’année 2025 figurant parmi les plus chaudes jamais enregistrées, et que la fréquence et l’intensité des phénomènes extrêmes devraient continuer à croître.
Olivier KAFORO






















