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Congo-Brazzaville : le projet Congo LNG réceptionne sa première cargaison de gaz naturel liquéfié

Le Président Denis Sassou-N’Guesso du Congo-Brazzaville a assisté, le mardi 27 février 2024, à la réception de la première cargaison de Gaz naturel liquéfié (GNL) issue du projet gazier Congo LNG.
Ceci marque, aux yeux des spécialistes, une avancée majeure pour le Congo-Brazzaville qui signe ainsi son entrée sur le marché mondial du GNL. Ce, après seulement une année des travaux de développement dans le cadre d’un plan accéléré de monétisation du projet.
L’initiative s’appuie sur l’exploitation des ressources gazières du champ Marine XII, via des infrastructures de production existantes qui fourniront environ 4,5 milliards de mètres cubes de gaz par an. Un volume auquel 3,5 milliards de mètres cubes de gaz devraient s’ajouter à l’issue de la phase 2 du projet.
« Avec la première cargaison, la République du Congo entre dans le groupe des pays exportateurs de GNL, ouvrant des opportunités de croissance économique tout en contribuant à l’équilibre énergétique mondial », déclare Eni (opérateur du projet) dans un communiqué.
Cette première cargaison destinée au terminal de regazéification de Piombino, en Italie, reflète l’engagement d’Eni en faveur du développement du secteur énergétique du Congo.
Les spécialistes estiment qu’au-delà des retombées économiques, Congo LNG constitue un moyen de limiter le brûlage à la torche du gaz naturel.
Le gaz naturel liquéfié (abrégé en GNL, ou LNG de l’anglais liquefied natural gas) est du gaz naturel de qualité commerciale condensé à l’état liquide. Il se compose essentiellement de méthane mais comprend aussi jusqu’à 10 % d’éthane et de petites quantités d’autres gaz (propane et butane notamment).
Le méthane devient liquide à une température de −161 °C à pression atmosphérique, il prend la forme d’un liquide clair, transparent, inodore, non corrosif et non toxique. Sous cette forme, le gaz a une masse volumique de 422,62 kg/m3, occupant six cents fois moins de son volume que sous sa forme usuelle dans les conditions normales de température et de pression et 2,5 fois de moins que compressé à 200 bars. En tant que carburant, son PCI est de 22,4 MJ/L, soit 60 % de celui du gazole.
Olivier KAFORO


















