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RDC : L’ANSER marque une avancée stratégique vers l’électrification de Kananga

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L’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) continue de renforcer son rôle clé dans la transformation énergétique de la République Démocratique du Congo (RDC).

Le Directeur Général, son adjoint ainsi que le Coordonnateur provincial du projet Pool Grand-Kasaï, ont réaffirmé cet engagement au cours d’une conférence de presse animée ce samedi 4 octobre 2025. Parmi ces initiatives phares, le projet de la centrale hydroélectrique de Mbombo, destiné à desservir la ville de Kananga et ses environs, enregistre des avancées notables, malgré un contexte national complexe.

D’après le Directeur Général de l’ANSER, Cyprien Musimar, il y a quelques progrès réalisés dans le projet hydroélectrique de Mbombo malgré les difficultés rencontrées.

« Les études techniques sont quasiment achevées, menées par des cabinets spécialisés (congolo-canadien et suisse), et certains travaux préparatoires ont déjà commencé sur le terrain. Le projet est structuré en Partenariat Public-Privé (PPP). Les partenaires privés, toujours intéressés, sont prêts à financer jusqu’à 80 % du coût, à condition que l’État congolais contribue à hauteur de 21 à 24 % pour garantir la stabilité du montage. », a-t-il déclaré.

En parallèle, des travaux préparatoires ont été amorcés sur le site, en anticipation du démarrage de la phase de construction. Ces avancées concrètes font du projet Mbombo, l’un de plus prometteurs dans le portefeuille de l’ANSER.

Ce dernier a évoqué également quelques défis qui subsistent encore.

Le Directeur Général Adjoint Damien Twambilangana, quant à lui, est revenu sur les contraintes financières.

« Malgré ces progrès, le projet fait face à des obstacles liés à la conjoncture nationale, notamment l’instabilité sécuritaire dans l’Est du pays et les pressions budgétaires causées par les efforts de guerre. Ces facteurs ont entraîné un désengagement temporaire de certains partenaires privés initialement mobilisés. Toutefois, le modèle de partenariat public-privé (PPP) envisagé pour le projet reste d’actualité. L’ANSER appelle le gouvernement à s’engager financièrement à hauteur de 20 à 30 % du coût global, une contribution nécessaire pour rassurer les investisseurs privés, qui continuent de manifester leur intérêt. » a-t-il indiqué.

Pour sa part, le Directeur provincial du Pool Grand-Kasaï, Alexis Mulomba, insiste sur le projet de centrale hydroélectrique de Mbombo qui n’est pas seulement un projet énergétique.

« C’est un symbole de résilience, d’engagement institutionnel et de vision à long terme. Porté par une ANSER plus que jamais déterminée à atteindre l’objectif de 62 % de taux d’accès à l’électricité d’ici 2030, ce projet incarne la promesse d’une RDC plus équitable, plus connectée et mieux éclairée. » a-t-il expliqué.

Un projet intégré au Compact Énergétique

Le projet Mbombo s’inscrit également dans le programme Compact Énergétique, une initiative stratégique visant à attirer des financements innovants pour l’électrification en RDC. Ce contexte offre un cadre institutionnel et financier favorable à la concrétisation du projet, renforçant ainsi son attractivité auprès des bailleurs de fonds et des investisseurs.

Notons qu’au-delà du projet Mbombo, l’ANSER multiplie les initiatives sur le terrain.

En cinq ans, le nombre de projets en cours est passé de 49 à 65, touchant 53 territoires de la RDC, y compris Kinshasa, Mbuji-Mayi et Kananga.

À la fin du mois d’octobre 2025, 26 ouvrages seront finalisés, impactant positivement plus d’un million de personnes.

Cependant, l’Agence souligne la nécessité d’un soutien financier accru de l’État : avec un taux d’exécution physique moyen des projets de 53 %, contre un taux de paiement global de seulement 28 %, l’écart entre les engagements et les financements ralentit la cadence des réalisations.

Agnès KAYEMBE

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