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RDC : un Budget de 22 milliards USD en 2026 pour renforcer la crédibilité économique

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Au cours de la 77ème réunion du Conseil des Ministre tenue le vendredi 9 janvier 2026, le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzoto, a présenté la Loi de finances 2026, telle que promulguée le 29 décembre 2025 par le Président de la République, après son adoption en termes identiques par l’Assemblée nationale et le Sénat.

La nouvelle loi de finances consacre, une fois de plus, la consolidation de la discipline budgétaire engagée par le Gouvernement et le respect scrupuleux des exigences constitutionnelles et de la loi relative aux finances publiques.

Présenté en équilibre, en recettes comme en dépenses, le budget 2026 est arrêté à l’équivalent en francs congolais de 22 milliards de dollars américains. Il traduit les priorités stratégiques du Gouvernement, notamment la sécurisation du territoire national, la stabilisation et la transformation structurelle de l’économie, ainsi que la poursuite des politiques sociales emblématiques telles que la Couverture Santé Universelle (CSU) et la gratuité de l’enseignement primaire, chères au Chef de l’État.

Au-delà de l’exercice annuel, le Budget 2026 s’inscrit dans une trajectoire de soutenabilité budgétaire à moyen et long terme, fondée sur une amélioration progressive de la pression fiscale. Celle-ci est projetée à 12,5 % du PIB en 2026, correspondant à des recettes courantes estimées à 13,4 milliards de dollars. L’objectif est d’atteindre une pression fiscale de 17 % à l’horizon de cinq ans, soit le niveau moyen observé en Afrique subsaharienne. Ce qui permettrait de mobiliser près de 26 milliards de dollars américains de recettes courantes. Une évolution qui offrirait, d’ici 2030, des marges budgétaires suffisantes pour financer les priorités de l’État essentiellement sur ressources propres, réduisant ainsi la dépendance aux financements extérieurs.

Dans cette perspective, le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget a insisté sur la nécessité pour l’ensemble des administrations financières, de redoubler d’efforts dès 2026 afin d’améliorer la mobilisation des recettes publiques. Cette dynamique est présentée comme un levier central pour garantir la crédibilité budgétaire et la capacité de l’État à financer durablement ses politiques publiques.

Adolphe Muzito a également rappelé que le respect strict des procédures d’exécution budgétaire s’impose à tous les ordonnateurs et gestionnaires publics. Cette exigence repose sur l’application rigoureuse du manuel des procédures et du circuit de la dépense publique, ainsi que du manuel des procédures des marchés publics, garants de la transparence et de la régularité de la chaîne de la dépense.

Par la même occasion, Adolphe Muzito a annoncé le lancement progressif de la déconcentration et de l’ordonnancement avec neuf ministères pilotes. Ces derniers exerceront, à titre expérimental, les fonctions d’engagement, de liquidation et d’ordonnancement de leurs dépenses, sous la régulation des crédits par le Ministère du Budget et la régulation de la trésorerie par le Ministère des Finances.

« Cette réforme garantit la cohérence globale et l’efficacité de l’exécution budgétaire », a conclu le Vice-Premier Ministre, soulignant une étape clé dans la modernisation de la gestion des finances publiques en République Démocratique du Congo.

Olivier KAFORO

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