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SMIG en RDC : la FEC alerte sur une pression salariale jugée difficilement soutenable

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La Fédération des Entreprises du Congo (FEC) tire la sonnette d’alarme face aux effets du relèvement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), estimant que la dynamique actuelle exerce une pression accrue sur les entreprises, en particulier dans les secteurs productifs.

Invités sur les ondes de Top Congo FM, les délégués de la FEC ont dressé un état des lieux des impacts déjà observés après la première revalorisation intervenue en 2025.

Un doublement du SMIG aux effets immédiats sur les salaires

Selon les représentants du patronat, le passage du SMIG de 7.075 à 14.500 CDF a entraîné un doublement de la masse salariale dans plusieurs entreprises, avec un effet d’entraînement sur l’ensemble des grilles de rémunération.

Dans cette nouvelle configuration, un cadre classé C4 peut désormais percevoir plus de 2.000 USD par mois, incluant divers avantages.

Vers un nouveau seuil à 21.500 CDF

La FEC s’inquiète également du second palier envisagé, qui porterait le SMIG à 21.500 CDF. Une évolution qui pourrait, selon ses estimations, faire grimper certains salaires au-delà de 2.500 USD mensuels, un niveau jugé difficilement compatible avec la structure actuelle de nombreuses entreprises.

Pour l’organisation patronale, une telle progression risque de fragiliser la compétitivité, notamment dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre.

Les secteurs agropastoral et forestier particulièrement exposés

La FEC souligne que les secteurs agropastoral et forestier figurent parmi les plus vulnérables à une application uniforme du SMIG. Ces activités, souvent caractérisées par de faibles marges et une forte dépendance aux cycles économiques, pourraient être particulièrement affectées.

Selon les employeurs, une uniformisation des salaires sans prise en compte des réalités sectorielles risquerait de créer des déséquilibres structurels.

Vers une approche différenciée du salaire minimum

Face à ces enjeux, la FEC plaide pour la mise en place d’un Salaire Minimum Agricole Garanti (SMAG) et, plus largement, pour une approche différenciée du SMIG en fonction des secteurs d’activité.

L’organisation estime qu’un mécanisme plus flexible permettrait de concilier protection des travailleurs et viabilité des entreprises.

Un débat social et économique relancé

Le débat autour du SMIG relance ainsi les discussions sur l’équilibre entre amélioration du pouvoir d’achat et maintien de la compétitivité économique en République démocratique du Congo.

Entre impératifs sociaux et contraintes économiques, les partenaires sociaux sont appelés à poursuivre les consultations pour trouver un compromis durable.

E. M

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