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RDC : En hausse hebdomadaire de 4,4 %, les réserves internationales atteignent 7,7 milliards USD

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Les réserves internationales de la République Démocratique du Congo (RDC) poursuivent leur progression entamée depuis quelques années.

Selon les données publiées par la Banque Centrale du Congo (BCC), elles se sont établies à 7.7 milliards de dollars américains au 24 décembre 2025, enregistrant une hausse hebdomadaire de 4,4 % par rapport à leur niveau du 19 décembre 2025.

Cette évolution positive intervient dans un contexte marqué par des efforts soutenus des autorités monétaires pour consolider la stabilité macroéconomique et renforcer la capacité du pays à faire face à ses engagements extérieurs.

À ce niveau, les réserves internationales de la RDC assurent une couverture de 2,94 mois d’importations de biens et services, un indicateur clé de la solidité extérieure de l’économie nationale.

Bien que ce niveau demeure en deçà du seuil prudentiel généralement recommandé de trois mois par les institutions financières internationales, il traduit néanmoins une amélioration progressive du matelas de sécurité financière du pays.

Pour la BCC, cette dynamique reflète notamment les effets combinés de la discipline budgétaire, de la coordination entre les politiques monétaire et budgétaire, ainsi que des apports en devises liés aux recettes d’exportation, principalement issues du secteur minier.

L’augmentation des réserves internationales constitue un levier important pour la stabilité du taux de change du franc congolais.

En renforçant sa capacité d’intervention sur le marché des changes, la Banque centrale dispose de marges de manœuvre accrues pour atténuer les pressions spéculatives et contenir les fluctuations excessives de la monnaie nationale.

Cette situation est d’autant plus stratégique que la fin de l’année est traditionnellement marquée par une hausse de la demande de devises, liée aux importations et aux paiements divers, tant publics que privés.

Malgré cette évolution favorable, des défis subsistent. La dépendance de l’économie congolaise aux exportations de matières premières expose les réserves à la volatilité des cours internationaux.

Par ailleurs, le niveau actuel de couverture des importations appelle à la poursuite des réformes structurelles, notamment en matière de diversification de l’économie, de mobilisation accrue des recettes internes et de rationalisation des dépenses publiques.

Les experts estiment que le maintien de cette trajectoire haussière exigera une gestion prudente des finances publiques, la consolidation de la crédibilité de la politique monétaire et la poursuite de la coopération avec les partenaires techniques et financiers.

À l’approche de la clôture de l’exercice 2025, la progression des réserves internationales apparaît comme un signal encourageant pour l’économie congolaise. Elle conforte les efforts des autorités en matière de stabilisation macroéconomique et renforce la confiance des opérateurs économiques et des investisseurs.

Reste désormais à transformer cette embellie conjoncturelle en une tendance durable, capable de soutenir la croissance, de préserver le pouvoir d’achat et de renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs externes.

Mitterrand MASAMUNA

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