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RDC : la BCC fait de la conformité du marché de change un pilier de la stabilité économique

La Banque Centrale du Congo (BCC) intensifie sa stratégie de modernisation du marché de change manuel.
À travers une campagne de sensibilisation organisée le 10 juillet 2026 à Kinshasa, l’institution d’émission entend renforcer la transparence, la sécurité et le professionnalisme des opérations de change, considérées comme un maillon essentiel de l’économie congolaise.

Réunissant les représentants de la Corporation Professionnelle des Cambistes Manuels (COPCAM), les bureaux de change agréés ainsi que les cambistes personnes physiques, cette rencontre visait à rappeler les exigences réglementaires qui encadrent l’activité tout en démontrant leur impact sur la stabilité financière du pays.
Pour la BCC, le respect de la réglementation ne constitue pas une simple obligation administrative. Il représente avant tout un outil de consolidation de la confiance entre les opérateurs, les clients et les autorités de contrôle.
L’identification systématique des clients, la délivrance d’un bordereau de change ou encore l’exercice de l’activité dans un cadre légal offrent davantage de garanties aux usagers. Ces mesures permettent de renforcer la traçabilité des transactions, de limiter les risques de fraude et d’assurer une meilleure protection des consommateurs.
Pour les cambistes, l’application de ces normes devient également un facteur de crédibilité susceptible de fidéliser la clientèle et d’améliorer l’image du secteur.
Chaque jour, des milliers d’opérations de change sont réalisées en République démocratique du Congo par les ménages, les commerçants, les entreprises et les voyageurs. Ce marché assure une circulation fluide des devises indispensable au fonctionnement des activités économiques.
Selon la Banque Centrale du Congo, un marché mieux organisé facilite les transactions, améliore la disponibilité des devises dans les circuits officiels et réduit les risques liés aux activités illicites, notamment le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et celui de la prolifération.

Les professionnels sont ainsi appelés à respecter les obligations relatives à l’identification des clients, à la tenue des documents de transaction, aux règles d’affiliation ainsi qu’à la transmission des informations exigées par la réglementation.
La BCC rappelle que la transparence du marché dépend également du comportement des utilisateurs.
En privilégiant les bureaux de change agréés, en acceptant les procédures d’identification et en conservant le bordereau remis après chaque transaction, les citoyens participent eux aussi à la sécurisation du marché des changes et à la lutte contre les pratiques frauduleuses.
Ces réflexes permettent non seulement de protéger les consommateurs, mais aussi de renforcer la confiance dans les circuits financiers officiels.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par une amélioration progressive des indicateurs macroéconomiques et une stabilisation du franc congolais.
Pour la Banque Centrale, un marché de change transparent et conforme constitue un véritable levier de développement économique. Il favorise une meilleure circulation des devises, soutient les échanges commerciaux et contribue à préserver un environnement financier stable et attractif.

À travers cette démarche pédagogique, la BCC réaffirme sa volonté d’accompagner la profession vers davantage de formalisation et de professionnalisation.
L’objectif est de faire du marché du change manuel un acteur pleinement intégré à la consolidation de l’économie congolaise, en conciliant sécurité des transactions, confiance des opérateurs et stabilité financière.
AGNES KAYEMBE
























