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RDC : L’encours des titres publics atteint 5.650,4 milliards de CDF au 18 février 2026

L’encours des titres publics en République démocratique du Congo (RDC) s’est établi à 5.650,4 milliards de francs congolais (CDF) au 18 février 2026, contre 5.568,4 milliards de CDF la semaine précédente, selon les données de la conjoncture économique hebdomadaire publiées par la Banque centrale du Congo (BCC).
Cette progression hebdomadaire traduit la poursuite du recours de l’État aux instruments du marché domestique pour le financement de ses besoins budgétaires, dans un contexte marqué par la gestion prudente de la trésorerie publique et la volonté de consolider le marché des titres d’État.
Le calendrier indicatif de la BCC renseigne que le Gouvernement prévoit de mobiliser, au cours du premier trimestre 2026, un montant global de 600,0 milliards de CDF au titre de bons et d’obligations du Trésor indexés.
Ces instruments, libellés en monnaie nationale mais indexés, visent à offrir une protection contre les fluctuations macroéconomiques, tout en élargissant la base des investisseurs domestiques.
Par ailleurs, des adjudications d’obligations du Trésor libellées en devises sont également programmées pour un montant total de 400,0 millions de dollars américains sur la même période.
Cette stratégie s’inscrit dans une logique de diversification des sources de financement, en mobilisant à la fois les ressources en monnaie nationale et en devises.
Le Gouvernement a levé 58,34 millions de dollars américains lors de l’adjudication du 24 février 2026 sur le marché financier domestique dont le montant initial était de 75 millions USD.
Ces émissions à court terme permettent généralement de répondre à des besoins ponctuels de trésorerie, tout en offrant aux investisseurs des placements à horizon réduit. Leur succès dépendra notamment des conditions de liquidité du système bancaire et de l’évolution des anticipations sur le taux de change et l’inflation.
L’évolution de l’encours des titres publics constitue un indicateur clé de la gestion de la dette intérieure et de la profondeur du marché financier local. La progression observée au 18 février s’inscrit dans la trajectoire des émissions annoncées pour le premier trimestre 2026.
Mitterrand MASAMUNA




















