Connect with us

Banques

RDC : les recettes courantes atteignent 77,2 % des prévisions budgétaires à fin octobre 2026

Published

on

Les recettes courantes cumulées de la République démocratique du Congo (RDC) se sont établies à 26.863,7 milliards de francs congolais (CDF), montant équivalent à 11,8 milliards USD, au 29 octobre 2026, sur des prévisions budgétaires de 34.819,2 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 77,2 %.

Ces statistiques provisoires publiées par la Banque Centrale du Congo BCC, dans sa note de conjoncture économique, traduisent un niveau de mobilisation encore inférieur aux objectifs fixés dans la Loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.

D’après les données de suivi de l’exécution budgétaire arrêtées au 29 octobre, la cible globale de 37.038,6 milliards de CDF retenue pour les recettes internes reste également éloignée de son niveau attendu.

L’évolution des recettes courantes met ainsi en évidence un écart de près de 7.955,5 milliards de CDF par rapport aux prévisions budgétaires.

Cette situation doit toutefois être appréciée au regard du plan de trésorerie du mois d’octobre, qui prévoyait un déficit de 1.305,5 milliards de CDF. Celui-ci résultait d’un niveau de recettes attendu de 2.141,0 milliards de CDF, contre des dépenses programmées à hauteur de 3.446,5 milliards de CDF.

Au 29 octobre, les recettes mobilisées ont légèrement dépassé les prévisions mensuelles, avec un taux de réalisation de 100,5 %.

En parallèle, les dépenses publiques n’ont été exécutées qu’à hauteur de 86,9 % des prévisions du plan de trésorerie.

Cette double évolution a contribué à limiter le besoin de financement du déficit initialement anticipé pour le mois d’octobre. Autrement dit, la mobilisation des recettes au-delà des objectifs mensuels, combinée à une exécution moins importante des dépenses, a atténué la pression sur la trésorerie de l’État.

Le financement du déficit résiduel devrait essentiellement reposer sur le recours aux titres publics, notamment les bons et obligations du Trésor, instruments utilisés par le gouvernement pour mobiliser des ressources sur le marché financier intérieur.

Ces chiffres mettent ainsi en évidence un contraste entre, d’une part, une mobilisation mensuelle des recettes globalement conforme aux objectifs de trésorerie et, d’autre part, un niveau cumulé des recettes courantes qui demeure en retrait par rapport aux prévisions de la Loi de finances rectificative.

Mitterrand MASAMUNA

ZoomEco TV