Finance
RDC : 2.151,3 milliards de CDF de recettes publiques mobilisées au 29 octobre 2026

Les régies financières de la République démocratique du Congo (RDC) ont mobilisé 2.151,3 milliards de CDF, soit plus de 947 millions USD, des recettes publiques au 29 octobre 2026.
Ce niveau de mobilisation représente 100,5 % des recettes attendues pour l’ensemble du mois d’octobre, selon le tableau de suivi de la situation financière de l’État publié par la Banque Centrale du Congo (BCC).
Cette performance globale repose principalement sur les recettes des impôts, des douanes et de la parafiscalité.
Dans le détail, la Direction générale des impôts (DGI) a mobilisé 994,5 milliards de CDF, soit 46,2 % des recettes totales, contre des prévisions de 1 066,4 milliards. Elle affiche ainsi un taux de réalisation inférieur aux assignations, de l’ordre de 93,3 %.
En revanche, la Direction générale des douanes et accises (DGDA) a enregistré 764,0 milliards de CDF, dépassant ses prévisions de 671,2 milliards, avec un taux de réalisation de 113,8 %.
La Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a également dépassé ses assignations, avec 392,8 milliards de CDF mobilisés contre 322,7 milliards attendus, soit un taux de réalisation de 121,7 %.
Ces résultats traduisent donc une contribution supérieure aux objectifs du côté des douanes et de la parafiscalité, tandis que les recettes fiscales collectées par la DGI restent en dessous des prévisions.
Du côté des dépenses, l’État a exécuté 2 995,8 milliards de CDF au 29 octobre, sur une programmation mensuelle de 3 446,5 milliards, correspondant à un taux d’exécution de 86,9 %. Ces dépenses comprennent notamment 373,2 milliards de CDF consacrés à la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État, ainsi que 34,6 milliards au titre des frais financiers.
Sur cette base, le solde provisoire des opérations financières de l’État ressort déficitaire de 844,5 milliards de CDF. Ce déficit représente 64,7 % du déficit de 1 305,5 milliards de CDF initialement programmé pour l’ensemble du mois d’octobre.
Cet écart s’explique notamment par une mobilisation des recettes légèrement supérieure aux prévisions du plan de trésorerie, combinée à un niveau d’exécution des dépenses inférieur aux crédits programmés à cette échéance.
Malgré cette performance enregistrée au cours du mois d’octobre, la mobilisation des recettes internes demeure en retrait par rapport aux objectifs inscrits dans la Loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.
À fin octobre, les recettes courantes cumulées se sont établies à 26 863,7 milliards de CDF, soit plus de 11,8 milliards USD, contre des prévisions budgétaires de 34 819,2 milliards, équivalant à plus de 15,3 milliards USD,soit un taux de réalisation de 77,2 %. La cible globale de 37.038,6 milliards de CDF retenue au titre des recettes internes reste ainsi encore éloignée des réalisations enregistrées.
Pour le mois d’octobre, le plan de trésorerie prévoyait initialement des recettes de 2.141,0 milliards de CDF, face à des dépenses de 3.446,5 milliards, générant un déficit prévisionnel de 1.305,5 milliards de CDF.
Au 29 octobre, les recettes mobilisées dépassaient légèrement les assignations mensuelles, tandis que les dépenses n’étaient exécutées qu’à 86,9 %. Cette évolution a permis de contenir le déficit provisoire à 844,5 milliards de CDF.
Le besoin de financement reste néanmoins réel. Son financement devrait essentiellement reposer sur le recours aux titres publics, notamment les Bons et Obligations du Trésor, conformément aux mécanismes prévus dans le plan de trésorerie de l’État.
L’enjeu pour le Gouvernement reste désormais de consolider cette dynamique de mobilisation des recettes, particulièrement du côté de la DGI, afin de réduire l’écart entre les réalisations cumulées et les objectifs budgétaires fixés pour l’ensemble de l’exercice 2026.
Mitterrand MASAMUNA







