Développement
New-York : Marie Nyange réaffirme les engagements de réformes sur les droits des peuples autochtones

À New York (USA), la Ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange Ndambo, a réaffirmé la volonté de la RDC de protéger les peuples autochtones.
Face à la marginalisation, aux déplacements forcés et à la perte de leurs terres ancestrales, le Gouvernement mise désormais sur des réformes ambitieuses, fondées sur une politique nationale et une loi d’aménagement du territoire.

Les Mbuti, Twa et Aka, considérés parmi les populations les plus fragiles du pays, continuent de subir pauvreté, stigmatisation et exclusion. Leurs espaces de vie sont régulièrement menacés par des projets de développement, des zones protégées ou l’application de lois modernes qui ne tiennent pas compte de leurs réalités.
Pour inverser la tendance, la RDC a engagé depuis 2020 des réformes majeures. Deux instruments constituent aujourd’hui les piliers de cette dynamique. Notamment la Politique nationale de l’aménagement du territoire (adoptée en 2020), qui garantit l’accès des communautés locales à la terre et aux ressources naturelles, intègre la dimension genre et renforce leur participation dans la gestion du territoire. Elle prévoit également un zonage clair, des plans harmonisés et la mise en place d’un Observatoire national pour surveiller l’utilisation du sol.
La Loi sur l’aménagement du territoire (votée en juillet 2025), elle, apporte un cadre juridique moderne. Elle reconnaît les droits fonciers des peuples autochtones, impose le consentement libre, préalable et éclairé en cas de délocalisation et protège leurs biens culturels, spirituels et intellectuels.
« Ces réformes visent à résoudre le problème fondamental du manque de prise en compte des besoins des communautés locales et autochtones dans l’occupation forestière », a déclaré Marie Nyange.
Selon elle, l’État entend sécuriser les espaces vitaux des peuples autochtones pygmées et des communautés locales, tout en protégeant les terres destinées à la transhumance.
La Ministre Nyange a insisté sur la nécessité d’un développement équilibré et inclusif : « Il ne s’agit plus seulement de gérer l’espace, mais de le faire en intégrant pleinement les droits et les aspirations des peuples autochtones. »

L’article 4 de la loi de 2025 consacre une avancée notable en reconnaissant les peuples autochtones pygmées comme parties prenantes essentielles de la mise en œuvre de la Politique nationale d’aménagement du territoire.
Avec ces réformes, la RDC espère concilier développement économique, justice sociale et préservation de l’environnement, tout en renforçant la résilience des communautés autochtones et locales.
Olivier KAFORO






















