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RDC : atelier de lancement de stratégies sectorielles de la formation professionnelle et technique !

Conformément à la vision du Chef de l’Etat, une attention soutenue est désormais accordée à la formation professionnelle et technique en République Démocratique du Congo. Et pour fédérer toutes les actions menées par les différentes parties prenantes et partenaires, plusieurs acteurs réfléchissent sur la note de cadrage du processus d’élaboration de la stratégie nationale de développement des compétences par la formation professionnelle et technique. Au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 03 septembre 2020, John Ntumba, ministre de la formation professionnelle, Arts et Métiers a expliqué aux professionnels de média les grandes lignes de cet atelier lancé du 03 au 08 septembre 2020 par vidéoconférence.
En effet, le développement d’une stratégie sectorielle de la formation professionnelle et technique doit permettre à la RDC de se doter d’un outil de référence adossé à la politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle. Cette stratégie va également permettre au pays d’orienter les actions, souvent dispersées, en formation professionnelle et technique dans le souci de promouvoir une main d’œuvre qualifiée répondant aux besoins réels du marché.
Ce souci est parti de deux constats :
Primo, le marché de travail congolais reste étroit et caractérisé par de fortes inégalités, en particulier pour les jeunes, les personnes vulnérables et les femmes. Selon les statistiques du ministère de l’emploi, le taux de sous-emploi excède 50% et le taux de chômage de jeunes entre 15-24 dépasse 35%. Aussi, la structure des emplois reste dominée par le travail informel, qui représente près de 88,6% du total. Quant au secteur formel, il emploie tout au plus 11,4% du total dont 5,7% dans l’administration publique, 2,9% dans le parapublic et 2,8% dans le privé formel.
Secundo, la faiblesse du système éducatif et de formation par rapport aux profils souhaités par les entreprises. Ici, il faut souligner l’inadéquation qui existe entre la formation, le profil recherché par les entreprises et le revenu. Une faiblesse à laquelle il faut à tout prix pallier, estime John Ntumba, ministre du FPAM.
Ainsi, la stratégie qui est en cours d’élaboration viendra répondre aux préoccupations telles que : Quelles passerelles et actions mettre en place pour transformer le système d’éducation et de formation pour ainsi doter la main d’œuvre de la qualification et de compétence requise pour l’avenir ? Comment concevoir et financer le système d’apprentissage pour améliorer l’employabilité ? Quels sont les rôles du gouvernement et de partenaires sociaux ?
Comment le gouvernement peut-il relever le défi qui consiste à accroitre les dépenses publiques pour la formation professionnelle, gage de productivité et d’attraction des investissements étrangers directs dans un contexte de contrainte budgétaire ?
Cet atelier de validation technique de la note de cadrage de la stratégie sectorielle pour la formation professionnelle est organisé grâce à l’appui technique et financier de l’Organisation Internationale du travail (OIT) et l’Unesco. Il a pour mission entre autre, dresser un état des lieux et un diagnostic de la formation professionnelle et technique avec les forces, faiblesses, opportunités et menaces ; établir un draft de stratégie sectorielle de la formation professionnelle et technique validée et adoptée ; faire une estimation des implications financières de la mise en œuvre de la stratégie ; faire un plan d’action de mise en œuvre de la stratégie de la formation professionnelle et technique élaboré et son cout évalué
Nadine FULA


















