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RDC : la production minière du Groupe BANRO au Maniema et Sud-Kivu doit être relancée, soutient la société civile locale

Les organisations de la société civile établies dans les provinces du Maniema et du Sud-Kivu lancent un cri d’alarme pour exiger la relance de la production minière à Kamituga, Luguswa et Namoya, trois territoires de leurs entités.
Dans une déclaration écrite publiée le lundi 27 février 2023, les Présidents des sociétés civiles basées dans les cités où sont installées les filiales des Sociétés Congolaises du Groupe Banro, à Kamituga, Lugushwa, Namoya et de Bukavu, en provinces du Maniema, constatent que les quatre (4) Sociétés du Groupe Banro dans leur province respective sont inactives depuis 2019.
« Nos investigations auprès des Cours et Tribunaux révèlent que le Groupe Banro est assigné en justice depuis le 9 décembre 2022 au Tribunal de Commerce de la Gombe sous RFC 150 par un créancier en conversion du règlement préventif à la Liquidation pour cause de cessation de paiement dans les concordants leur accordés en 2021. Nos enquêtes démontrent que Strategos Mining and Exploration Group se présente comme repreneur depuis 2021, mais il n’a jamais mis les pieds sur les Sites de Lugushwa et Kamituga. », ont-ils déploré.
Et d’ajouter : « Ils n’ont même pas commencé la moindre réhabilitation de la Mine active de Namoya; les 4 Sociétés du Groupe Banro ont intenté une action en suspicion légitime sous RR 1974 depuis le 13/12/2022. Mais la situation juridique demeure bloquée à la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe depuis plus de 60 jours. »
Face à ce qu’elle qualifie d’imbroglio, la Société civile « crie son impatience de voir des milliers de fils et filles du Maniema et du Sud-Kivu patauger dans un océan de misère économique et sociale alors qu’une entreprise Banro en bonne santé leur aurait permis de vivre décemment ».
Les Présidents des sociétés civiles des deux provinces impactées par l’activité de BANRO lancent un message en direction de la justice congolaise pour que la situation soit décantée.
« C’est en notre qualité de porteurs des doléances des Sans-Voix vivant dans les deux provinces que nous exhortons la justice congolaise à faire diligence, en se prononçant dans le meilleur délai, sans tergiversation, pour d’une part, que les populations du Maniema et du Sud-Kivu connaissent, enfin, le véritable repreneur officiel et que, d’autre part, les créanciers régionaux, nationaux et internationaux soient désintéressés, en particulier les travailleurs du Maniema et du Sud-Kivu. », ont-ils écrit.
Ces représentants des sociétés civiles du Maniema et du Sud-Kivu disent avoir la ferme conviction d’avoir un repreneur ayant les capacités financières et managériales éprouvées pour relancer les Mines. L’objectif, ont-ils souligné, est d’arriver à un boom économique et social de leur province respective.


















