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RDC : Les miniers obtiennent une dérogation indéfinie pour l’exportation du cobalt et d’autres produits

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Après l’interdiction initiée en 2013, les opérateurs miniers viennent d’être autorisés à exporter un certain nombre des produits de leurs mines de la République démocratique du Congo (RDC), notamment le minerai d’étain, de tungstène, de tantale et de cobalt.

L’autorisation d’exporter les minerais est obtenue à l’issue des négociations et échanges conduits la semaine dernière à Kinshasa par le ministre des Mines, Willy Kitobo Samsoni.

Selon l’Agence Ecofin qui a livré l’information, la d’une durée indéfinie est désormais accordée à Glencore, China Molybdenum, Alphamin et bien d’autres sociétés, pour sortir leur production au-delà des frontières de la République démocratique du Congo.

Rappelons qu’au mois d’avril 2013, le gouvernement avait obligé les opérateurs miniers à transformer, dès le mois de juillet de la même année, les minerais concentrés avant leur exportation.

Afin de faciliter l’application de cette décision du gouvernement rendue publique le 5 avril 2013, le ministère des Mines avait estimé que pour contourner les difficultés d’approvisionnement en électricité, les exploitants miniers pourraient recourir au « travail à façon » pour la transformation de ces minerais concentrés. Le travail à façon est le travail d’une entreprise réalisée sur la matière première fournie par une autre entreprise moyennant un paiement.
Ce qui donnait droit aux entreprises minières oeuvrant en RDC à recourir à d’autres sociétés congolaises ou étrangères pour la transformation des leurs minerais concentrés, destinés à l’exportation.

L’interdiction de l’exportation des minerais concentrés était censée apporter une plus-value aux minerais congolais exportés.

Au cours d’une réunion organisée à Lubumbashi le 19 avril 2013, la représentation de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) avait sollicité que la décision du gouvernement ne soit pas appliquée de manière immédiate.

L’arrêté interministériel annonçant cette interdiction accordait un délai de quatre-vingt-dix jours aux opérateurs miniers détenant des stocks de concentrés pour les évacuer.

Olivier Kamo

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