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RDC : 1,7% de dépréciation monétaire face à 25% de hausse de prix sur le marché

La disproportion entre taux de dépréciation du franc congolais (CDF) et le réajustement des prix sur le marché des biens et services préoccupe au plus haut point le Gouvernement. Alors que le la monnaie nationale a perdue de sa valeur de l’ordre de 1,7%, les prix ont flambé jusqu’à 25%.
En des termes simples, cette augmentation des prix fait perdre au congolais 25% de son pouvoir d’achat sur un bien à acquérir à sur le marché. Donc, pour un produit qui coûtait 10 000 CDF, le citoyen congolais doit débourser actuellement 12 500 CDF.
Sur le marché, certains produits connaissent une flambée de 50%. C’est le cas pour le haricot dont le sac est passé de 120 USD à 180 USD. Tout comme la pomme de terre dont le kilogramme se vend à 3 000 CDF alors qu’il était à 2 000 CDF.
Face à cette situation préoccupante, le Conseil des ministres présidé par le président Félix Tshisekedi le vendredi 20 décembre dernier a jugé important d’avoir des explications à ce sujet, de la part du ministre de l’Economie.
« Devant la flambée de prix sur le marché de consommation, le chef de l’Etat a voulu avoir des explications de la part de Madame le ministre de l’Economie nationale sur la disproportion observée entre le taux de dépréciation monétaire de l’ordre de 1,7% et les réajustements des prix allant jusqu’à 25% », indique le compte rendu du Conseil des ministres.
Le président de la République a visiblement instruit le Gouvernement à examiner minutieusement cette situation afin d’y apporter des solutions immédiates et pérennes.
A RE(LIRE) : 2019 pourrait se clôturer avec un taux d’inflation d’environ 4%
Il y a quelques jours, la Banque centrale du Congo (BCC) a indiqué qu’en dépit de légères poussées enregistrées au courant du mois d’octobre, il s’est fait observer la poursuite de la stabilité sur le marché des biens et services.
L’inflation en terme mensuel, a ajouté l’Institut d’émission, s’est situé à 0,395 % contre 0,429 % un mois auparavant. Une situation qui a porté l’inflation, en cumul annuel, à 3,970 % et à 4,483 % en glissement annuel, en deçà de l’objectif de 7,0 % à moyen terme.
Olivier KAMO
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