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RDC : la production mensuelle de l’or est passée de 38 à 475 Kg entre 2022 et septembre 2023

Le secteur aurifère est en pleine mutation en République Démocratique du Congo (RDC). Il reste notament marqué par un accroissement significatif de la production de l’or artisanal.
Les différents accords de collaboration signés entre le Gouvernement congolais, les acteurs privés et étatiques ont permis de booster cette production à 475 Kg d’or artisanal en septembre 2023 venant de 38 Kg enregistré en 2022.
Cette évolution du secteur aurifère de la RDC a été évoquée par le Vice-Ministre des Mines, Godard Motemona, ce mardi 24 octobre 2023, lors de la première édition de la Journée nationale de l’or (WOLO) organisée sous le thème : « L’or, pilier structurant du développement de la RDC ».
« La production de l’or en RDC a connu un accroissement remarquable depuis les deux dernières années du fait de la conclusion par le Gouvernement congolais de plusieurs accords de partenariat avec des acteurs privés et étatiques, permettant ainsi de garantir une transparence, une traçabilité et une sécurisation optimale des opérations aurifères. D’une part, nous avons des entreprises d’exploitation d’or industrielle à l’exemple de Kibali Gold, dont les exploits classent la République Démocratique du Congo parmi les plus grands producteurs de l’or dans le monde, et de l’autre nous avons une entreprise d’exportation d’or artisanal, Primera Gold SA, atteignant un total remarquable d’exportations de 475 Kg d’or en septembre 2023. », a dit Godard Motemona.
S’agissant de Primera Gold SA, le Vice-Ministre des Mines de la RDC a indiqué que le succès du fonctionnement de la co-entreprise est évident.
Primera Gold démontre constamment un modèle commercial efficace dans le secteur de l’exportation de l’or.
En effet, cette exportation record a non seulement renforcé la réputation de l’entreprise, mais a eu également un impact positif sur l’économie de la RDC en générant d’importants avantages financiers.
« À mesure que l’industrie aurifère continue de prospérer, elle devrait stimuler davantage l’économie de la RDC et renforcer sa position sur le marché mondial de l’or. Le succès de cette industrie pourrait également ouvrir la voie à des collaborations similaires dans d’autres secteurs, contribuant ainsi à la croissance et au développement global de la RDC. Avec le succès et la croissance constante de l’industrie aurifère, l’avenir de l’exportation de l’or de la RDC semble prometteur. Elle devrait apporter davantage de prospérité et de développement à la RDC, marquant ainsi un âge d’or dans son industrie artisanale d’exportation d’or. », a-t-il conclu.
Expliquant le concept « WOLO », Prince Nyampala, initiateur de cette messe consacrée à l’or de la RDC, a noté que c’est la transcription créolisée de l’or en lingala.
Cette initiative se veut une plateforme de rencontre et d’opportunités des acteurs de la filière de l’or en RDC : équipementiers, financiers, banquiers, ONGs, orpailleurs, coopératives, communautés locales, industriels, exportateurs, douaniers. Bref, tous sont invités à donner leur contribution à la construction d’une filière dynamique et structurée.
«« WOLO » est une première en République Démocratique du Congo. C’est la toute première fois qu’un forum spécialement dédié à l’or a lieu dans notre pays. La RDC est un scandale géologique, avec des réserves d’or estimées en 2021 à près de 2.000 tonnes et 64 millions d’onces. C’est un paradoxe, car à contrario, nos populations vivent dans le sous-développement alors que notre sous-sol contient le métal qui exprime le mieux la richesse, l’or. A Doko, à Mwenga, à Gemena, à Isiro, à Baraka, à Mbandaka, à Mongbwalu, à Kamituga, à Kalima, Kisenge, toutes les populations de ces villes ont les yeux tournés vers nous pour voir comment nous allons utiliser l’or comme outil de développement. », a déclaré Prince Nyampala.
D’après lui, des pays producteurs comme le Ghana, la Côte d’Ivoire ou l’Afrique du Sud ont su, à force de planification et de sérieux, transformer leur potentiel aurifère en d’infrastructures, en progrès et en développement.
Pour sa part, Bernadette Mpundu, Coordinatrice de la Chambre des Mines de la RDC, représentante du Président de cette structure de la Fédération des entreprises du secteur (FEC), a estimé que la Chambre des Mines contribue sans cesse aux efforts de transparence au moyen de sa collaboration et sa participation aux efforts de l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives en République démocratique du Congo (ITIE-RDC).


















